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Brest à une semaine des Assises de l'Economie maritime et du Littoral

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Brest à une semaine des Assises de l'Economie maritime et du Littoral

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Après Marseille et Le Havre, la 5ème édition des Assises de l'Économie Maritime et du Littoral, dont Mer et Marine est partenaire, a choisi comme nouveau port d'attache Brest. Avec ce choix, les organisateurs (Le Marin, Les Echos en association avec l'Institut Français de la Mer et le Cluster Maritime Français) poursuivent l'ancrage des Assises sur le littoral. Et l'éloignement géographique de la pointe Bretagne n'a pas dissuadé les participants puisque, hier, on comptabilisait déjà un millier d'inscrits ! Le programme de ce rendez-vous annuel des décideurs politiques et économiques de la mer offre une très large place aux réflexions sur les activités économiques aussi bien que sur la prospective et les conditions de la durabilité de ces activités et de la qualité de l'espace maritime.
C'est au Quartz de Brest que se dérouleront les Assises de l'Économie de la Mer et du Littoral le 1er et le 2 décembre. Ces deux journées auront pour objet d'établir un état des connaissances, des expériences, des espérances et des urgences. Et aussi des recherches et des projets. Avec l'apport d'un panel d'experts et d'autorités comme il s'en croise rarement, à ce niveau et en si grand nombre : ministres, professionnels de la mer, industriels, responsables économiques, chercheurs, penseurs, journalistes, scientifiques et financiers.

Crise et balises

Chaque année, les programmateurs des Assises choisissent les angles d'approche et les intervenants qui « collent » à l'actualité et aux réalités. Et qui, en même temps, éclairent le futur Illustration dès la première journée : en ouverture, France et Europe seront confrontées aux défis d'une vraie politique de la mer, dans la logique du Grenelle de la mer, du Livre bleu et des problématiques de la pêche avec notamment la participation de Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la Mer, et de Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne.
Puis, la présentation du baromètre annuel de l'économie maritime permettra d'objectiver la réflexion et aussi de la baliser, voire de pointer les atouts comme les faiblesses détectées dans ce secteur aussi vaste que diversifié. Il est d'ailleurs vraisemblable que les participants à la table ronde qui suivra les auront à l'esprit quand ils évoqueront les impacts de la crise sur l'économie maritime mais aussi, à l'inverse, la contribution de celle-ci à la sortie de crise. La présidente du Medef, Laurence Parisot sera présente à cet exercice qui s'annonce pointu.
Pour conclure la matinée, l'économiste Jacques Attali voguera à sa manière, pendant une vingtaine de minutes, sur le vaste et complexe sujet : « Demain, la mer ».

Espace convoité

Dès 14 h 30, l'après-midi sera réservé à quatre conférences : sur les investissements portuaires en Europe; sur la construction navale, le bateau du futur et les conditions de la compétitivité européenne ; sur la pêche et l'aquaculture, sous l'angle de l'organisation de la filière dans une perspective de valorisation et de rentabilisation ; et sur la sûreté maritime au moment où le piratage redevient presque commun. Enfin, cette première journée s'achèvera sur une deuxième contribution ministérielle à 17 h, avec la ministre et secrétaire d'État à l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, cette fois sur le thème « Mer et outre-mer ».

Comme en écho aux débats de la veille sur les défis d'une politique de la mer, la deuxième et dernière journée s'ouvrira dès 9 h sur cet espace convoité qu'est la mer, avec ses ressources naturelles, ses nouvelles routes et l'extension du domaine maritime. Suivra un échange sur la planification de cet espace et le questionnement sur la segmentation de la mer et de la coexistence des activités. Questionnement qui va inévitablement s'étendre aux investissements dans les énergies renouvelables en mer, lesquelles s'imposent déjà comme une opportunité pour la France.

L'après-midi sera consacré au transport maritime et au développement durable, avec différentes approches : les autoroutes de la mer et les conditions de leur succès ; la réduction des émissions, leur régulation et les solutions techniques ; et, en conclusion, le démantèlement des navires en fin de vie, ses nouvelles règles et l'éventuelle création d'une filière européenne compétitive.

Le Premier Ministre clôturera les Assises à 16 h 30

À la fois, concret et prospectif, le programme de ces Assises de la Mer répond lui aussi à un défi : celui de traiter des problématiques du présent, sans tabou et avec plus d'une cinquantaine d'intervenants de haut niveau qui y sont régulièrement confrontés, mais sans s'interdire l'audace ou la curiosité de sauter vers le futur. C'est pour cela que cet événement annuel rassemble pas moins de 1000 participants et qu'il constitue « un moment important pour l'avenir maritime de la France » selon les propos tenus par Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, lors de la présentation parisienne des Assises.
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