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Brexit : la pêche en eaux troubles

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Brexit : la pêche en eaux troubles

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La pression monte sur les quais européens et les « jours qui viennent s'annoncent cruciaux », reconnaissent des représentants européens. « C'est un moment de vérité et il n’y a plus qu’une semaine avant le Conseil européen » du 15 octobre, date butoir fixée par le Premier ministre britannique Boris Johnson pour trouver un accord et éviter un « no deal ». 

Depuis que le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne le 31 janvier, les négociations entre Londres et Bruxelles pour conclure un accord de libre-échange patinent. Sauf qu’aujourd’hui, les deux parties sont au pied du mur et le temps presse. L’accord est censé entrer en vigueur au 1er janvier prochain.
Au cœur de ces discussions, un sujet revient : la pêche.  Avec d’un côte, les Britanniques, dont la volonté est de contrôler leurs eaux poissonneuses, et de l’autre une Union européenne, divisée sur la question. Les Britanniques «ont besoin d’une victoire et elle devra probablement porter sur la pêche », reconnaît une source diplomatique. « Il faut se préparer à une réduction des possibilités de pêche pour les Européens dans les eaux britanniques et les Britanniques devront renoncer à des droits dans les eaux européennes », indique un autre diplomate. Les Européens seront-ils capables de s’entendre pour faire pression face à Londres ? Jusqu’où Johnson sera-t-il prêt à déplacer le curseur, alors que les pêcheurs britanniques ont voté majoritairement pour le Brexit ?
Politique pour le gouvernement britannique, l’enjeu est principalement économique de l’autre côté de La Manche. En Bretagne, la principale organisation de pêcheurs a fait ses comptes. Sur les 300 M€ de chiffre d’affaires de ses adhérents, la moitié est réalisée par une centaine de navires dépendant directement entre 20 et 100 % des eaux britanniques. Autant dire que l’enjeu est de taille. 

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