Marine Marchande
Brittany Ferries reprend l'ex-Norman Asturias et ouvre une nouvelle ligne

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Brittany Ferries reprend l'ex-Norman Asturias et ouvre une nouvelle ligne

Marine Marchande

Il sera baptisé Connemara et aligné, dès la fin du mois d’avril, sur la ligne Roscoff-Cork ainsi que la toute nouvelle rotation Cork-Santander de Brittany Ferries. A l’occasion de l’anniversaire des 40 ans de la ligne entre le Finistère et l’Irlande, la compagnie bretonne a en effet annoncé son renforcement, avec une rotation hebdomadaire supplémentaire, ainsi que la création d’une ligne inédite entre l’Irlande et l’Espagne, pour laquelle deux allers-retours par semaine vont être proposés.

L'ancien Norman Asturias de LD Lines

Le Connemara, qui appartient à Stena Roro et va être affrété, est actuellement exploité sous pavillon grec par l’armement hellénique ANEK Lines. L’Asterion, c’est ainsi qu’il s’appelle aujourd’hui, assure un service entre l’Italie et la Grèce. Sorti des chantiers italiens Visentini en 2007, ce navire fait partie d’une longue série de ferries à laquelle appartient notamment l’Etretat, exploité par Brittany Ferries depuis 2014. Mais le futur Connemara a, en fait, déjà opéré en France. Il s’agit en effet de l’ex-Norman Asturias, affrété de 2011 à 2014 par LD Lines pour la défunte ligne entre Montoir et Gijón. L'Etretat est d'ailleurs lui-aussi un ancien bateau opéré par le groupe Louis Dreyfus Armateurs puisqu'il s'agit pour mémoire de l'ex-Norman Voyager. 

 

L'ex-Norman Asturias lorsqu'il était exploité entre Montoir et

L'ex-Norman Asturias lorsqu'il était exploité entre Montoir et Gijón (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU) 

 

D’une longueur de 187 mètres, il dispose d’une capacité de 500 passagers, 195 véhicules et d’un linéaire de 225 mètres. « Outre la desserte de la nouvelle ligne Cork/Santander, le Connemara permettra également d’augmenter la capacité de la ligne Roscoff/Cork et de multiplier les possibilités de courts séjours en Irlande », explique Brittany Ferries, qui annonce s’attendre « à une répartition équitable entre le transport de passagers et de fret ».

Armé sous pavillon « européen »

Confiante dans ce nouveau développement, la compagnie bretonne se veut néanmoins prudente et a décidé de ne pas armer, au moins temporairement, ce nouveau navire sous pavillon. Cela, pour des questions très clairement de coûts. Selon Jean-Marc Roué, président du Conseil de surveillance de Brittany Ferries : « Dans le contexte très incertain du Brexit, il nous faut concilier développement et maitrise du risque afin de protéger l’actionnariat et les salariés actuels de l’entreprise. Aussi, dans une première phase de lancement de ce navire, nous avons décidé d’utiliser un pavillon européen. Ceci étant Brittany Ferries a pour ambition continue de voir sa flotte armée au pavillon français. D’ailleurs, je rappelle que durant l’année 2017, la compagnie a affirmé cette volonté avec la commande de deux navires neufs pour un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros ». 

Pavillon britannique, grec, italien ou autre ? Equipage mixte ou complètement international ? La compagnie, interrogée sur le choix du registre comme le plan d’armement du Connemara n’avait, hier soir, pas encore répondu à nos questions.

Classe éco

Le navire n’aura en tous cas pas forcément besoin d’un arrêt technique avant de rejoindre Brittany Ferries, un simple coup de peinture à flot pour changer les logos sur sa coque blanche étant envisagé.

Le Connemara va rejoindre la « classe éco » de la compagnie avec des prestations plus simples qu’à bord du reste de la flotte. Le navire est équipé d’une petite boutique, d’un café et de salons. Les cabines intérieures et extérieures comprennent quatre couchettes, quelques cabines étant en outre spécialement aménagées pour accueillir les animaux de compagnie. Les billets pour les traversées devraient être mis en vente d’ici la fin du mois de janvier.

 

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