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Bugaled Breizh : La justice se prononcera le 27 novembre

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Bugaled Breizh : La justice se prononcera le 27 novembre

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La chambre d'instruction de la Cour d'appel de Rennes a mis en délibéré, au 27 novembre, sa décision d'autoriser, ou non, la poursuite de l'enquête sur le naufrage du Bugaled Breizh. Hier, les magistrats se sont réunis au cours d'une audience publique, comme le souhaitaient les parties civiles. A cette occasion, l'avocate générale s'est prononcée contre les demandes d'investigations supplémentaires. L'avocat des familles des victimes se veut néanmoins confiant. « Il n'y a pas de raison de douter » de la poursuite de l'instruction, a estimé maître Christian Bergot.
Le 15 janvier 2004, le Bugaled Breizh, un chalutier de Loctudy, disparaissait mystérieusement au large du Cap Lizard, avec cinq marins-pêcheurs à bord. La rapidité du naufrage (en moins d'une minute), l'état de la coque renflouée à l'été 2004 et le déroulement dans la zone d'importantes manoeuvres militaires ont, depuis cinq ans, poussé les familles et les proches des disparus à refuser la thèse de l'accident de pêche. Pour eux, c'est un sous-marin qui est responsable du drame. Dans les conclusions de leur enquête, à l'été 2008, les juges quimpérois en charge de l'affaire avaient comme « hautement probable » l'implication d'un submersible. Mais les investigations, en France comme à l'étranger, n'ont pas permis de trouver un responsable. Les magistrats ont, par conséquent, demandé la clôture de l'enquête en décembre dernier. Impensable pour les proches des disparus, qui souhaitent que la justice puisse connaître les positions, le jour du naufrage, des sous-marins français, mais aussi britanniques, américains et russes. Ce souhait implique, bien évidemment, la bonne volonté des Etats étrangers à coopérer et, éventuellement, se heurte au rempart du « Secret défense ». Pour des questions stratégiques et parfois « diplomatiques », il n'est en effet pas dans l'habitude des marines de communiquer les positions de leurs sous-marins, même quand ils n'ont rien à se reprocher.
Si, le 27 novembre, la chambre d'instruction de la Cour d'appel de Rennes ne décide pas de lancer de nouvelles investigations, l'affaire du Bugaled Breizh devrait se solder par un non lieu.

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