Marine Marchande
BW Maritime France va cesser son activité

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BW Maritime France va cesser son activité

Marine Marchande

La petite compagnie BW Maritime France aura résisté tant qu'elle a pu à la crise et l'effondrement des taux de fret sur ses deux secteurs d'activité : le transport de GPL et de pétrole. Mais deux années de suite de grave récession et des conditions de marché extrêmement difficiles ont finalement précipité la fermeture de BW Maritime France.
Annoncée au comité d'entreprise en début de semaine, la fermeture devrait être effective fin 2012. Une cinquantaine de marins, très qualifiés, et une dizaine de personnels sédentaires travaillent actuellement dans l'armement; qui compte cinq navires en flotte : trois VLCC (Very large crude carrier, pétrolier de forte capacité) de 300.000 tonnes, les BW Ulan, BW Utik et BW Utah et deux transporteurs de GPL de 57.000 m3, les BW Nice et BW Nantes. Ces navires devraient réintégrer la flotte de la maison-mère BW, née du rachat en 2008 de l'armement norvégien Bergesen par le singapourien Worldwide. Le groupe est spécialisé dans le transport de pétrole, produits raffinés, GNL, GPL, ainsi que dans l'offshore.

De Green Tankers à BW Maritime France

Crée en 1997, la filiale française de Bergesen se nommait alors Green Tankers et développait son activité principale autour du transport de pétrole. Le pavillon français étant obligatoire pour une partie de l'import de brut dans les raffineries françaises, l'armement avait placé des navires en contrat d'affrètement à long terme dans ce cadre. Puis s'était diversifié sur le transport de GPL et avait placé ses navires pétroliers sur le marché spot. En 2009, suite au rachat de sa maison-mère, Green Tankers, société de droit norvégien, est devenue BW Maritime France, société de droit français, opératrice des navires rachetés par la maison-mère.

L'effondrement du marché spot

Et depuis, l'effondrement des taux de fret a, à l'image de l'ensemble des armements pétroliers mondiaux, fait souffrir la compagnie. Des taux d'affrètement à 35.000 dollars/jour début 2009, les taux sont passés à 15.000 dollars/jour. Soit une perte sèche de 18.000 dollars pour le groupe BW, qui réaffrétait les navires. À cela s'ajoute un euro très cher, la fermeture des raffineries françaises et la fin des chartes parties entre BW Maritime France et sa maison-mère. Autant de mauvais indices qui ont poussé le groupe BW a décidé la fermeture de sa filiale française.
Le groupe BW a proposé des mesures de reclassement en interne. Pour ceux qui le souhaitent, un accompagnement de recherche à l'emploi sera proposé.