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C. Rivoallon, préfiguratrice d’Haropa : « La concertation est engagée »

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C. Rivoallon, préfiguratrice d’Haropa : « La concertation est engagée »

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Lors de la SITL 2019, qui s’est déroulée à Paris du 26 au 28 mars, Catherine Rivoallon a rappelé les grandes lignes de sa mission comme préfiguratrice d’Haropa. Un article d'Hervé Deiss de Ports et Corridors.

Attendue sur le salon de la SITL à Paris, Catherine Rivoallon est venue faire un premier point sur sa mission confiée par la ministre en charge des Transports, Elizabeth Borne, comme préfiguratrice d’Haropa depuis le 7 février. «Le round de concertation est engagé », a commencé à déclarer la préfiguratrice d’Haropa tout en rappelant qu’elle ne peut pas dire grand chose à ce jour.

Elle a rappelé les trois volets de cette mission : le social, le juridique et le financier. S’agissant de l’aspect social de la mission, Catherine Rivoallon a commencé par rencontrer les différentes organisations syndicales. L’aspect juridique s’engage sur la nature que le futur établissement d’Haropa devra prendre. « Ne me demandez pas quelle option nous choisirons, nous sommes toujours en cours de réflexion », a précisé la préfiguratrice d’Haropa. Quant au volet financier, il sera, entre autre, question de la domanialité sur les ports. « Nous devons y réfléchir et apporter des réponses pour permettre le développement de tout le monde ».

Cette mission, Catherine Rivoallon la perçoit pour « imaginer, se concerter, entendre, écouter les clients, les collectivités locales et les organisations syndicales afin que nous positionnons un outil qui soit le plus attractif possible ». Elle plaide pour mettre en commun les sujets « pour donner envie aux territoires de faire du développement logistique ». Et pour se faire elle pose les caractéristiques actuelles de l’axe Seine. Les différents ports de l’axe ont déjà entamé une coopération sur certains sujets. « Nous devons continuer de co-construire l’avenir logistique de l’axe ». Elle a inscrit dans sa mission la participation des différents ports à la transition écologique. « Que ce soit à Paris, Rouen ou au Havre, il est important que nous soyons des acteurs de la transition écologique. Nous sommes attendus sur ce point» Cette demande émane de l’autorité publique mais aussi des opérateurs, explique Catherine Rivoallon.

Dans le cadre de la mission de la préfiguratrice d’Haropa, l’élément international revêt un caractère déterminant. « Il est nécessaire que nous marquions des points en mettant en avant les projets que nous avons mais aussi en intégrant dans notre réflexion l’innovation ». Il est aujourd’hui acté que la coopération portuaire de l’axe Seine devait, lors de sa création, devenir un cluster logistique de premier ordre en Europe du nord. Or, force est de constater que si Haropa a augmenter au cours des dernières années, Anvers et Rotterdam demeurent des concurrents d’une autre taille avec des trafics dépassant les 200 Mt, contre 70 Mt pour l’ensemble séquanien. Catherine Rivoallon se voit confier une mission aux contours large qui doit déboucher à faire du cluster portuaire de la Seine le point nodal logistique d’Europe du nord.

 

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