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Câble Celtic Interconnector : l’André Malraux inspecte les fonds bretons

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Câble Celtic Interconnector : l’André Malraux inspecte les fonds bretons

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L’André Malraux a passé quelques jours dans le Nord Finistère pour inspecter les fonds des côtes bordant le Haut-Léon avant les travaux pour le futur câble Celtic Interconnector, reliant la Bretagne à l’Irlande. RTE (Réseau de transport d’électricité) a expliqué, mercredi, que « dans le cadre d’une convention avec le DRASSM (Département de recherches archéologiques sub-aquatiques et sous-marines), un bateau a démarré les études en mer, avec des premières recherches archéologiques sous-marines sur une trentaine de km dans les eaux françaises ». Un exercice dont l’André Malraux est coutumier avec des campagnes de fouilles obligatoires qui se multiplient pour protéger le patrimoine immergé se trouvant sur les sites devant, par exemple, accueillir des éoliennes ou des câbles sous-marins.

Selon Le Télégramme, le navire de 36 mètres a passé quelques jours dans la zone. Il était basé à Roscoff, d’où il partait à la journée avec opérateurs hydrographes et archéologues. Mardi soir, le navire avait regagné Brest.

Etudes à terre et consultation au Royaume-Uni

Pour ce projet de câble long de 575 km (dont 500 km sous la mer), les études techniques se poursuivent aussi à terre, dans le Finistère, le long des 40 km de la future liaison électrique entre Cléder et le poste électrique de la Martyre. Elles doivent permettre d’affiner le tracé de la liaison et durer jusqu’en jusqu’en septembre.

Une consultation vient aussi d’être lancée au Royaume-Uni. En effet, le câble parcourra 210 km dans les eaux britanniques, passant à environ 30 km des Scilly et 75 km de la Cornouaille, avant d’atterrir dans les environs de Cork.

Sur un budget total de 930 millions d’euros, la Commission européenne apporte une enveloppe de plus de 530 millions pour ce Projet d’intérêt commun (PIC) depuis 2013. Le reste de l’enveloppe est financé par les deux porteurs du projet : le gestionnaire du réseau public français RTE, à hauteur de 35 %, et son homologue irlandais EirGrid (65 %). Le projet est entré en phase opérationnelle en fin d’année dernière. Le calendrier, établi avant la crise sanitaire, prévoyait que l’étude d’impact s’achève en 2020 et l’enquête publique en 2021. Les autorisations étaient attendues pour fin 2021, tandis qu'approvisionnements et travaux devaient s’étaler sur 2022-2025, avant une mise en service envisagée en 2026. Ce câble doit être le premier reliant directement l’Irlande à l’Europe continentale.

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