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Cacophonie autour de la reprise des activités nautiques
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Cacophonie autour de la reprise des activités nautiques

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A-t-on le droit d’aller en mer depuis lundi ? Non, puisque l’arrêté du préfet terrestre n’était pas encore sorti, ce mardi à 18 h. Le préfet maritime n’a plus la main sur le sujet. La cacophonie est totale. Tous ceux qui sont sortis en mer depuis lundi n’étaient donc pas encore dans les clous. Exemple dans le Finistère avec Le Télégramme et Tébéo : 

 

Jusqu’à dimanche soir, le préfet maritime de l’Atlantique avait, semble-t-il, la main sur le sujet et annonçait, de bon sens, depuis jeudi soir, la reprise des activités nautiques et de plaisance au 11 mai. Les autres préfets maritimes français faisaient de même en accordant la possibilité de préparer son bateau et de profiter de la marée durant la fin de semaine. Les préfets maritimes glissaient d’ailleurs de judicieux conseils avant de reprendre la mer en toute responsabilité et sécurité. Pour la grande majorité des plaisanciers, la question était limpide et ne faisait plus débat. Ils pourraient à nouveau naviguer à partir de lundi 11 mai. Eh bien non.

Les décrets qui changent tout

La machine s’enrayait sérieusement, dimanche soir, avec un premier décret ministériel puis un second lundi donnant tout pouvoir au « préfet terrestre » pour autoriser à nouveau « les activités nautiques et de plaisance ». Une curiosité de plus dans le traitement de la crise sanitaire…

Du jour au lendemain, le préfet maritime dont la connaissance du milieu et la compétence nautique ne font aucun débat était sorti du jeu. Au préfet terrestre d’organiser et de sonner les règles du déconfinement maritime ! En lien avec les maires pour l’accès à certaines plages et cales. Exit le plus haut référent maritime sur la façade Atlantique, immédiatement plongé dans une situation inconfortable par rapport à des usagers complètement déboussolés.

Autorisation imminente

Récapitulons. Il faut bien attendre le feu vert du préfet terrestre avant de retourner en mer. Il faudra aussi localement prendre connaissance des lieux autorisés de mise à l’eau par les maires. « Des décisions qui ne devraient pas tarder à tomber », rassure-t-on en préfecture « terrestre », aujourd’hui compétente pour autoriser les « activités nautiques ».

Est-ce à dire que l’autorité préfectorale terrestre endossera juridiquement, de fait, toutes difficultés et responsabilités maritimes durant cette période de déconfinement maritime ? Le traitement de cette crise sanitaire nous aura plongés, jusqu’au bout, dans un océan de perplexités.

Un article de la rédaction du Télégramme