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Caen : le paquebot World Odyssey va stationner au bassin d’Hérouville

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Caen : le paquebot World Odyssey va stationner au bassin d’Hérouville

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C’est le premier port normand à accueillir un paquebot depuis le début de la crise du coronavirus et, surtout, à l’autoriser à stationner à quai en attendant qu’il puisse reprendre son activité. Aujourd’hui, le port de Caen accueille le World Odyssey (ex-Deutschland), qui va venir s’amarrer au bassin d’Hérouville. Il y sera désarmé, ne conservant à son bord qu’un noyau d’équipage pour assurer la sécurité et d'éventuelles manœuvres. En provenance de Tenerife, le navire de 175 mètres, 22.400 GT et 293 cabines n’a évidemment plus de passagers à son bord et a déjà débarqué une grande partie de son équipage aux Canaries. Seuls quelques petites dizaines de personnels devraient être rapatriés vers leur domicile depuis Caen. Les autres resteront à bord, le World Odyssey et son équipage allant bien entendu être soumis à des procédures sanitaires strictes établies avec la préfecture du Calvados et l’Agence Régionale de Santé dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Cette escale est gérée sur place par Humman & Taconet Cruise Agencies pour le compte de l’armateur du navire, dont l’affrètement auprès de Semester at Sea a été suspendu. Il devrait donc reprendre à plus ou moins brève échéance le nom de Deutschland.

 

Arrivée du World Odyssey à Caen ce 7 mai (© JACQUES THYEBAUT)

Arrivée du World Odyssey à Caen ce 7 mai (© JACQUES THYEBAUT)

 

 

Arrivée du World Odyssey à Caen ce 7 mai (© JACQUES THYEBAUT​​​​​​​)

Arrivée du World Odyssey à Caen ce 7 mai (© JACQUES THYEBAUT​​​​​​​)

 

Un autre navire de croisière, l’Ocean Diamond (ex-Le Diamant de Ponant) était lui aussi pressenti pour venir désarmer à Caen cette semaine. Mais son armateur a semble-t-il trouvé une solution alternative. Des discussions sont en cours avec d’autres compagnies pour l’accueil éventuel de navires supplémentaires à Caen. Le port dispose en effet de place pour de petits paquebots, notamment au nouveau bassin qui dispose d’un linéaire de quai de 500 mètres.  

Géré par Ports de Normandie, le complexe de Caen-Ouistreham fait face depuis deux mois, comme les autres places portuaires, aux contraintes et conséquences de la crise du coronavirus. Toutefois, en dehors de la réduction du trafic transmanche de Brittany Ferries (le Barfleur est désarmé au bassin de Calix, seul le Mont St Michel continuant d’assurer des rotations avec l’Angleterre), le port normand n’a jamais cessé de travailler. Avec même des résultats plutôt bons : « Le port et toutes ses instances se sont mobilisés, le gestionnaire, la CCI, la capitainerie, le remorquage, le pilotage, les exploitants… chacun s’est mis en quatre pour assurer les escales et le port tourne normalement depuis deux mois, si ce n’est en effet le ferry qui a été réduit de moitié. Mais sur le port amont notamment, nous sommes par exemple en avance sur l’année dernière grâce aux céréales, l’activité étant soutenue du fait d'une bonne récolte », explique-t-on à Mer et Marine chez Ports de Normandie.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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