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Calais : Des migrants parviennent à monter à bord d’un ferry de P&O

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Calais : Des migrants parviennent à monter à bord d’un ferry de P&O

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Samedi, à l’issue d’une manifestation de soutien aux migrants, qui a réuni à Calais quelques 2000 personnes, un important groupe de candidats à l’exil vers le Royaume-Uni a réussi à entrer dans le port, certains parvenant même à monter à bord d’un ferry. Alors que, selon les autorités, quelques 500 personnes ont forcé le barrage de CRS à la fin de la manifestation, 150 se sont frayées un passage à travers la clôture protégeant l’enceinte portuaire. Accompagné de militants radicaux, un groupe de migrants est monté à bord du Spirit of Britain par la rampe d’embarquement et de débarquement des véhicules.

Le port bloqué pendant 3 heures

Le navire de P&O Ferries, qui assure la liaison entre Calais et Douvres et revenait du port britannique, avait encore des passagers et une quarantaine de camions à bord lorsque l’incident est survenu. Les migrants et leurs soutiens sont restés plusieurs heures sur la plage avant du Spirit of Britain, l'équipage ayant réagi immédiatement à cet « abordage » en fermant les portes donnant accès à l’intérieur du ferry. Le groupe de plusieurs dizaines d'individus a finalement été évacué dans la soirée par les forces de l’ordre, qui ont également mené d'autres interpellations dans le port, dont le trafic a été interrompu pendant trois heures par mesure de sécurité. Les passagers et véhicules du Spirit of Britain ont été débarqués à l'issue. 

Comparutions immédiates dès ce lundi

Hier soir, le parquet de Boulogne a annoncé que six migrants afghans, soudanais et érythréens, ainsi que deux militants français de l'organisation No Borders seront jugés dès ce lundi en comparution immédiate pour s'être introduits illégalement à bord du navire. En tout, 35 personnes, dont une dizaine d'activistes, auraient été interpellées sur le Spirit of Britain. 

L'autorité portuaire réclame une « réunion de crise »

Alors que des débordements se sont également produits en ville, les élus locaux, très en colère, ont appelé l’Etat à régler le problème de la « jungle », ce bidonville où s’entassent dans des conditions très difficiles quelques 4000 migrants. Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, gestionnaire du port, a pour sa part réclamé une réunion de crise sur la situation sécuritaire et humanitaire à Calais. « La proximité du camp et le nombre inégalé de migrants empêchent la sécurisation de l'infrastructure, peu importe les moyens engagés par l'État (…) Seul un déplacement du camp permettra un retour durable et normal au bon fonctionnement du port », aaffirmé Jean-Marc Puissereau, cité par l’AFP (voir également ci-dessous son intervention sur BFM TV hier). 

 

 

 

 

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