Marine Marchande
Cap d'Ail : Importante pollution après une collision avec un porte-conteneurs

Actualité

Cap d'Ail : Importante pollution après une collision avec un porte-conteneurs

Marine Marchande

Trois zones de pollution ont été repérées en Méditerranée, dont une à 7 km des côtes des Alpes maritimes (Cap d'Ail), suite à la collision entre le CMA CGM Strauss et le remorqueur italien Francia. Ce dernier a percuté le porte-conteneurs de la compagnie française le 18 février, lors d'une manoeuvre dans le port de Gênes. Suite à un problème de propulsion et dans des conditions météorologiques dégradées, le Francia est venu percuter le CMA CGM Strauss au niveau d'une de ses soutes à combustible, entraînant une perte de fuel à la mer d'environ 184 tonnes. Depuis, la pollution a dérivé et se rapproche des côtes françaises. D'importants moyens sont mis en oeuvre pour la contenir.

Le BSAD Ailette (© : JEAN-LOUIS VENNE)
Le BSAD Ailette (© : JEAN-LOUIS VENNE)

La France a dépêché le bâtiment de soutien, d'assistance et de dépollution (BSAD) Ailette, le remorqueur Abeille Flandre, la vedette Vésubie, deux avions Polmar et Falcon 50, ainsi qu'un hélicoptère Dauphin. L'Italie, de son côté, a mobilisé le navire récupérateur San Giacomo, le remorqueur Genua et une vedette des gardes-côtes. « La 1ère zone est composée d'irisation discontinue comprenant par endroits quelques traces de produits lourds en cours de traitement par les moyens français et italiens sur zone. Le BSAD Ailette met en oeuvre un moyen de récupération par pompage. Les deux autres zones sont composées essentiellement de pollution mineure (irisation) », expliquait ce mercredi la préfecture maritime de la Méditerranée, qui a déclenché le 23 février le plan Ramogepol afin de coordonner les moyens sur zone.

Vue de la pollution le 24 février (© MARINE NATIONALE)
Vue de la pollution le 24 février (© MARINE NATIONALE)

Concernant les deux navires entrés en collision, tous deux ont pu rentrer au port sans déplorer de blessé. L'équipage du CMA CGM Strauss (un navire de 5782 EVP construit en 2004), suite à la collision, a tenté de minimiser les pertes de carburant. Le contenu de la soute endommagée a notamment été transféré vers les autres soutes, alors que le bateau prenait volontairement de la gîte. CMA CGM a délégué ses représentants et un expert de l'International Tanker Owner Pollution Federation Limited (ITOPF) afin de collaborer avec les autorités concernées, à Gênes et à Toulon. « CMA CGM, au regard de son engagement environnemental, considère cet événement comme très important et, à ce titre, coopère activement avec les autorités concernées afin de minimiser l'impact sur l'environnement », précise le groupe maritime français dans un communiqué.

CMA CGM | Toute l'actualité du groupe maritime français Pollution en mer et accidents