Croisières et Voyages

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Cap sur l’Antarctique (10/10) : Quand le Drake se déchaîne

Croisières et Voyages

(Suite et fin de notre reportage) Ce n’est qu’au dixième jour de notre croisière en Antarctique à bord de L’Austral que nous allons finir par affronter les éléments. Si, depuis le début de la traversée, les conditions météo ont été généralement formidables, cette fois, la nature se met en colère. Avant-hier, Jean-Philippe Lemaire, commandant du navire, a décidé d’anticiper notre départ pour Ushuaia afin de contourner au maximum une puissante dépression. Un choix judicieux qui nous évitera de subir une bonne partie du coup de tabac, mais pas totalement. Les dernières 24 heures de la navigation seront sportives. C’est en milieu d’après-midi que L’Austral rencontre le front froid en provenance de l’ouest. Nous sommes en plein milieu du Passage de Drake, à hauteur des fameux 50ème Hurlants.

 

 

 

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Des vagues de plus en plus grosses agitent le navire, qui prend le vent par bâbord et évolue en danseuse pour minimiser les mouvements. En fin de journée, le vent forcit. 50 nœuds établis et des creux de près de 10 mètres. Régulièrement, L’Austral rencontre une vague plus importante que les autres, qu’il vient frapper de son étrave dans un bruit sourd. Au salon d’observation, de nombreux passagers se sont rassemblés pour profiter du spectacle. On regarde, admiratif, les gerbes d’eau passer au dessus de la proue lorsque celle-ci s’enfonce dans la mer. Le navire bouge et ses occupants, qui peinent parfois à tenir leur équilibre, se retiennent à tout ce qui leur tombe sous la main. On comprend alors mieux l’utilité des barres qui serpentent dans les coursives et les escaliers.

 

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Les montagnes russes en plein océan

 

 

Soudain, derrière les baies vitrées, on aperçoit une très grosse vague qui se dirige droit sur le bateau. Instinctivement, pour ceux qui naviguent régulièrement, on serre les dents. « Celle là, elle va être mauvaise », lâche un passager. De fait, un violent choc se produit quelques secondes plus tard, le navire s’inclinant subitement. Les passagers qui ne s’étaient pas solidement maintenus sont littéralement propulsés. Presque tout le monde est pris par surprise, à commencer par cet homme, jusque là confortablement installé, qui va traverser une bonne partie du salon assis sur son gros fauteuil, qui malgré son poids glisse comme un rien sur le parquet. Alors que, dans le bar, verres et bouteilles partent à la renverse, prise au dépourvu, la pianiste, en plein récital, s’est brusquement arrêtée, croyant un instant que le piano allait l’écraser contre la cloison. Mais le lourd instrument, solidement sanglé au sol, n’a reculé que d’une vingtaine de centimètres avant de s’arrêter net devant les yeux médusés de l’artiste, qui s’en sort avec une belle frayeur liée à la surprise.

 

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Reste qu’à ce moment, l’ambiance se rafraîchit d’un coup dans le salon, où la puissance de la vague a fortement impressionné. On sent alors l’anxiété faire son apparition sur certains visages. Et on se remémore les paroles du commandant Le Lemaire, qui évoquait avec nous, la veille, la peur qui pouvait se propager au cours d’une tempête et la nécessité de parler avec les passagers pour leur montrer qu’ils sont en sécurité. De fait, l’équipage est admirable. Derrière son bar, Raj, qui ramasse le verre brisé, plaisante avec les clients accoudés devant lui. Sarah Moine, chargée des relations avec la clientèle, file de groupe en groupe, le sourire aux lèvres, afin d’apaiser l’atmosphère, de même que les guides et naturalistes présents à bord. « Voilà un Drake normal, mieux vaut l’avoir au retour qu’à l’aller. Et puis vous nous pouviez quand même pas venir en Antarctique sans voir cela », lance l’un d’eux. Rapidement, l’ambiance se détend. De fait, chacun se rappelle que L’Austral est conçu pour affronter ce genre de conditions, et même des mers bien plus déchaînées que celle-ci. Et puis, après une semaine à slalomer entre les icebergs, tout le monde a confiance dans l’équipage et le commandant, qu’on a vus à l’œuvre et que l’on sait très professionnels.

 

 

Quelques très rares passagers s’aventurent sur les extérieurs, exlusivement à l’arrière, à l’abri des rafales très puissantes, qui interdisent d'accéder à l'avant. Même protégé du vent, il faut bien s'accrocher car le navire bouge beaucoup et prend des inclinaisons impressionnantes. On sent son corps se soulever, comme si la pesanteur disparaissait un court instant, avant d’avoir la sensation de prendre subitement des kilos et de voir s’accroître le poids reposant sur ses jambes. Une sensation qui peut rappeler celle de certains manèges, comme les montagnes russes... Dehors, d’énormes vagues ballotent le navire et animent l’océan, au dessus duquel continuent de voler quelques pétrels, insensibles à la dureté de cet environnement. Le spectacle est incroyable, la puissance de la nature saisissante. On ne peut qu’apprécier ce moment avec une profonde humilité.

 

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Un dîner avec le chef d’expédition

 

 

Tout le monde ne partage toutefois pas cet enthousiasme et, ce soir, au restaurant, il n’y a pas foule. On salue en tous cas la performance du personnel, qui continue de servir les plats en jouant un véritable numéro d’équilibrisme. La tempête a eu raison de nombreux estomacs, dont apparemment ceux des messieurs qui regrettaient tout haut, hier encore, que le commandant ait anticipé le départ de L’Austral pour éviter la tempête. Il reste quand même un « survivant » dans ce groupe mais, ceci dit, pas pour longtemps puisqu’il ne franchira pas l’épreuve de l’entrée. Avant que le plat de résistance arrive, l’homme, beaucoup moins éloquent que les jours précédents, prétexte que son épouse n’est « pas très bien » pour rejoindre sa cabine. Livide, il quitte le restaurant, sous les sourires amusés de ceux qui l’avait entendu fanfaronner la veille.

Au restaurant Le Coromandel, alors que l’on peut observer d’impressionnantes vagues derrière les sabords, assez proches de la ligne de flottaison du navire, le repas se poursuit dans une ambiance de plus en plus intimiste, d’autres passagers optant également pour un repli stratégique vers leur lit.

 

 

Les vagues derrière les sabords du restaurant (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

 

De notre côté, nous dînons ce soir avec Louis Justin. Comme la plupart des guides et conférenciers présents à bord, avec lesquels les passagers peuvent partager un repas, le chef d’expédition a un parcours atypique. Diplômé d’une grande école de commerce, il céda finalement à sa passion, celle des recherches et des expéditions à travers le monde, notamment dans les zones polaires, où il a baroudé de nombreuses années. Comme le dit le commandant Lemaire, « les chefs d’expédition ont de grosses responsabilités, il faut être taillé pour cela ». Imperturbable malgré les mouvements du navire, Louis, avec son assurance naturelle, savoure un bon repas au milieu d’un Drake déchaîné, comme si de rien n’était. « J’ai l’habitude, j’ai déjà fait une centaine d’allers et retours dans le Drake. C’est un passage dur car il n’y a pas de barrière naturelle, aucune terre, qui vient couper les vents à l’Est ou à l’Ouest ». Dans la discussion, Louis est interrogé sur la complexité à organiser ce genre de voyage. « Il faut, à chaque fois, s’assurer que les sites sont suffisamment accessibles, qu’il n’y a pas de trop de neige, de glace ou de houle, afin que le lieu soit sûr pour les passagers. Si les conditions ne sont pas bonnes, on annule tout. Comme nous évoluons dans un milieu difficile, l’organisation et les procédures doivent être très carrées, on prend plus de précautions car, ici, les conséquences d’un problème sont vite plus importantes qu’ailleurs ».

 

 

L'Austral en Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral en Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Manchots papous en Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral en Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Débarquement de passagers sur un site (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral en Antarctique (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

 

A chaque période de la saison ses avantages

 

 

Comme le commandant, Louis confirme que nous avons eu la chance, pour cette première traversée de la saison (qui s’est déroulée de fin novembre à début décembre), de bénéficier d’une météo exceptionnelle. « Sur 50 voyages, ce n’est peut-être que 3 ou 4 fois comme ça. On peut aussi avoir un voyage entier dans la grisaille mais, sur une semaine, il y a toujours au moins un moment où il fait beau. Cette météo très changeante fait d’ailleurs partie des charmes de l’Antarctique », explique-t-il, en précisant également que l’été austral offre différentes découvertes entre le début et la fin de la saison. « A cette époque, l’intérêt est que tout est encore blanc et qu’il y a de la glace partout, alors qu’en décembre, la banquise et la neige ont fondu, mais il y a plus de lumière, avec quasiment 24 heures de soleil. En novembre, il n’y a pas encore de petits manchots. Les œufs éclosent à Noël sur la péninsule et on peut bien observer les poussins en janvier et février. En janvier, les baleines arrivent en nombre et février est le meilleur mois pour les observer. Chaque période a donc ses avantages ». A la péninsule antarctique, il faut de plus ajouter les Malouines et la Géorgie du Sud, où les navires de la Compagnie du Ponant s’arrêtent au cours de croisières un peu plus longues de 16 jours et 15 nuits, toujours au départ d’Ushuaia. La faune y est somptueuse, avec notamment les grands manchots royaux, une multitude d’oiseaux, de phoques, de lions de mer ou encore d’otaries.

 

 

Manchots royaux en Géorgie du Sud (© NICOLAS TOLSTOI)

 

Otaries, lions de mer et manchots royaux en Géorgie du Sud (© NICOLAS TOLSTOI)

 

 

Un dernier verre agrippé au bar

 

 

Alors que nous finissons le repas en compagnie de Louis Justin, la tempête n’a pas faibli, bien au contraire. Selon un officier, les déferlantes atteignent 12 mètres, certaines étant sans doute encore plus imposantes, difficile à dire. En début de soirée, le commandant a demandé aux passagers de ne pas sortir sur les balcons des cabines. A l’avant, où l’on ressent le plus les mouvements, la sensation de décoller à chaque franchissement de vague est encore plus accentuée. A 23 heures, il ne reste plus que quelques passagers à l’observatoire, les deux mains occupées, l’une à tenir le verre, l’autre à s’agripper au bar. Perché en haut du navire, on observe la ligne d’horizon monter et descendre avec une incroyable amplitude. Les murs d’eau sont imposants, la mer en pleine fureur. Malgré tout, les oiseaux marins, habitués aux sautes d’humeur de dame nature, se jouent de ces conditions extrêmes. Ainsi, un grand albatros et quelques Damiers du cap s’amusent sur la crête des vagues, balayées par le vent qui en arrache de l’écume. Il devient difficile de se tenir lorsque L’Austral rencontre une déferlante, le navire piquant dans le creux de la vague, sa proue venant s’y écraser dans un puissant claquement qui fait vibrer toute la structure.

A minuit passé, les coursives sont désertes. Il est temps, comme le reste des passagers, de regagner la cabine, où l’on constate que tout est sans dessus dessous. Le temps de mettre au sol ce qui tient encore sur le bureau et l’on rejoint son lit pour une bonne nuit de sommeil, du moins on l’espère. Ce repos sera, en tous cas, énergiquement bercé par les vagues. Avant de s’endormir, un sourire point au creux des lèvres. Certes, les tempêtes ce n’est pas toujours agréable, mais vivre un tel moment au moins une fois, cela demeurera quoiqu’il arrive un grand souvenir…

 

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Dans le Passage de Drake (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Arrivée à Ushuaia par le canal de Beagle

 

 

Après un franchissement éprouvant du Passage de Drake, L’Austral arrive le lendemain matin à la pointe sud d’Ushuaia, 11 jours après notre départ. La mer est toujours agitée mais, comparé à ce que nous avons traversé cette nuit, on la croirait presque calme. Le soleil fait de très belles apparitions, donnant des couleurs magnifiques aux vagues. A l’arrière du navire, les oiseaux se donnent en spectacle, en rasant la poupe, pour le plus grand plaisir des passagers. Le départ anticipé des Shetlands du Sud, afin d’éviter au maximum la tempête, aura donc été une très bonne décision du commandant Lemaire, qui nous a épargné une bonne demi-journée de tumulte et, surtout, est parvenu à contourner le gros de la dépression. On ose à peine imaginer ce qu’ont pu vivre les passagers de l’Antarctic Dream. Construit en 1958, cet ancien bâtiment hydrographique de la marine chilienne, long de 83 mètres (soit 38 de moins que L’Austral) et transformé en 2005 en navire d’expédition, nous rejoindra une dizaine d’heures plus tard après avoir encaissé de plein fouet le coup de tabac.

 

 

Albatros à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Pétrel géant à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Arrivée à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

 

L’autre avantage du changement de programme de L’Austral est que nous allons pouvoir profiter d’une traversée de jour du canal de Beagle. Après avoir embarqué un pilote à la station de Pratt à 16h20, nous nous engageons dans ce détroit, qui borde la Terre de Feu. Le cadre est réellement majestueux, avec ses hautes montagnes aux sommets enneigés et aux versants boisés, se jetant dans une eau aux teintes évoluant au gré de la luminosité. Le ciel évolue sans cesse entre nuages menaçants et splendides éclaircies, alors que les oiseaux, dont un albatros aux sourcils noirs et des pétrels, continuent de suivre le navire.

 

 

Arrivée à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Arrivée à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Albatros à sourcils noirs (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Arrivée à la pointe sud de l'Amérique latine (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

L'Antarctic Dream après avoir affronté le Drake (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Approche du canal de Beagle (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le bateau pilote à la station de Pratt (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le bateau pilote à la station de Pratt (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le bateau pilote à la station de Pratt (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral dans le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Pétrel géant dans le canal de Beagle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Autre navire d'expédition dans le canal de Beagle (© MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

 

Arrivée à Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Arrivée à Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

C’est en fin de journée, à l’issue d’une très belle traversée du canal de Beagle, que nous atteignons Ushuaia. Cela ne fait que 11 jours que nous avons appareillé mais, durant cette croisière, il y a eu tant de rencontres, tant de découvertes et tant de moments incroyables que l’on a clairement l’impression d’avoir quitté le port argentin il y a bien plus longtemps. La fin de journée nous réserve un dernier spectacle grandiose de coucher de soleil sur les montagnes, avec toujours cette particularité de voir le temps changer extrêmement rapidement. Au port d’Ushuaia, entre les gros bateaux de pêche et un porte-conteneurs qui débarque ses boites avec les cimes enneigées en toile de fond, les opérations battent déjà leur plein sur certains bateaux en vue d’un nouveau départ vers l’Antarctique. On retrouve d'ailleurs quelques "têtes connues", comme le Bremen et le Clipper Adventurer, croisés au fil de notre voyage à travers les glaces.

 

 

Le Bremen à Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le Clipper Adventurer à Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Navires de pêche à Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le port d'Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le port d'Ushuaia (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La Terre de Feu (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Sur L’Austral, la nostalgie s’empare déjà des passagers, qui se retrouvent pour une dernière soirée, car nous dormirons à bord avant de repartir demain pour la France. Sur le navire ou dans un improbable bar irlandais d’Ushuaia, ceux qui ont vécu l’aventure partagent un ultime moment de communion et se remémorent une foule de souvenirs, tous plus beaux les uns que les autres.

Spécialiste des croisières polaires, La Compagnie du Ponant vante dans ses brochures une traversée aussi unique qu’exceptionnelle. Force est de constater que ce n’est pas que du marketing, c’est effectivement le cas. Même si l’on ne peut jamais présager de la météo et de la présence des animaux, l’Antarctique laisse une marque indélébile à ceux qui ont la chance d’y faire un passage, si bref soit il. Que ce soit le voyage d’une vie ou l’un des plus beaux voyages de sa vie, une chose est certaine : Quand on en revient, quelque chose a changé, assurément en bien…  

 

 

VOIR LES PRECEDENTS EPISODES DE CE REPORTAGE:

 

 

(1/10) : Ushuaia et la Terre de Feu

 

(2/10) : Navigation dans le Passage de Drake

 

(3/10) : Icebergs en vue !

 

(4/10) : Au royaume des manchots

 

(5/10) : Des panoramas grandioses

 

(6/10) : La station de Port Lockroy

 

(7/10) : Des baies somptueuses et l'apparition des orques

 

(8/10) : L'île de la Déception

 

(9/10) : Le calme avant la tempête

 

Arctique et Antarctique Compagnie du Ponant