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Cap sur l’Antarctique (7/10) : Des baies somptueuses et l’apparition des orques

Après avoir laissé Port Lockroy et emprunté dans le sens inverse le canal Neumayer durant la nuit, L’Austral arrive à Paradise Bay, au matin de ce septième jour à bord du navire de la Compagnie du Ponant. Le ciel est encore lourd mais les nuages sont assez hauts, permettant de bien observer le relief. La baie du Paradis est un endroit de toute beauté, avec ses grands glaciers venant mourir en mer, charriant un impressionnant flot de glaçons. Une petite sortie en Zodiac permet de s’approcher de ces imposants murs de glace qui, régulièrement, laissent échapper un gigantesque bloc qui, dans un grondement sourd, vient s’écraser dans l’eau. Sur la partie rocheuse de la montagne, des cormorans aux yeux bleus ont élu domicile, plusieurs nids étant facilement visibles. On observe également quelques rares végétaux qui tentent de subsister entre pierre et neige.  Cette sortie est aussi l’occasion de s’approcher de la base Almirante Brown, bardée de drapeaux argentins peints sur les toits et les façades des bâtiments. Le site, aux allures de village de poupées à côté des imposants glaciers situés à proximité, est manifestement bien entretenu mais actuellement sans activité notoire. Il en est de même pour une autre base, chilienne cette fois, située un peu plus loin.

La suite de la balade en Zodiac permet d’évoluer au milieu de magnifiques icebergs, finement ciselés, et de profiter d’un panorama assez fantastique, sous le regard impassible de quelques phoques de Weddell juchés sur leurs radeaux blancs.

 

 

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Sortie en Zodiac à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoques à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Quelques végétaux parviennent à pousser (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Quelques végétaux parviennent à pousser (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Nids de cormorans (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cormorans (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Cormorans (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base argentine (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base chilienne (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Base chilienne (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Paradise Bay (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Port Neko, la plus belle baie de la région

 

Après cette excursion matinale, L’Austral fait route vers Port Neko, considéré par le commandant Lemaire comme étant la plus belle baie de la région. Une fois de plus, la nature va nous gâter puisque, chemin faisant, le ciel se dégage et laisse apparaitre toutes les montagnes environnantes. Le soleil fait d’abord de brèves apparitions, puis finit par s’imposer sur la grisaille, nous donnant la chance de vivre une nouvelle journée particulièrement splendide. C’est donc dans des conditions exceptionnelles que nous pénétrons à Port Neko, enserré dans un grand cirque montagneux où d’immenses glaciers se brisent pour donner naissance aux icebergs et autres growlers. Pour le débarquement, l’équipe d’expédition se veut prudente. Certes, le temps est magnifique, mais on observe sur les flancs de la montagne des avalanches et, régulièrement, un morceau de glace s’effondre dans la mer, provoquant un mini-tsunami, dont les vagues peuvent atteindre plusieurs mètres. C’est d’ailleurs ce qui se produit au moment où nous débarquons. A peine le pied posé à terre, un grand craquement se fait entendre de l’autre côté de la baie. Un pan du glacier vient de céder. Rapidement, l’équipe fait monter les nouveaux arrivants sur les hauteurs, à distance de sécurité, alors que les Zodiac s’éloignent pour éviter d’être jetés sur la grève.  Finalement, seules quelques grosses vaguelettes viennent lécher le talus recouvert de glace surplombant la plage. Pas de quoi s’inquiéter mais, comme on a pu le constater depuis le début de l’expédition, l’encadrement ne prend aucun risque.

 

 

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Débarquement à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Phoque à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Après ce débarquement un peu précipité, il est temps de profiter des merveilles de Port Neko. Juste derrière la plage, un groupe de passagers est rassemblé pour observer un gros phoque de Weddell. L’animal, en pleine mue (il perd sa fourrure d'hiver) se prélasse au soleil, à une dizaine de mètres des curieux. « Ces animaux ont besoin de se reposer car ils font de grandes plongées pour se nourrir. Ils peuvent rester sous l’eau durant une demi-heure, ce qui demande beaucoup d’efforts », explique un naturaliste. Suivant le sentier balisé par l’équipe, nous atteignons une grande colonie de manchots papous, avec en arrière plan l’un des plus beaux glaciers de la péninsule antarctique. On ne se lasse pas de regarder ces petites bêtes marcher d’un pas moyennent assuré, tomber, se relever et chuter encore, ramasser leurs cailloux pour construire leurs nids… Décidemment, la rencontre avec les manchots est vraiment chargée d’émotion. Alors que certains papous sont en pleins ébats amoureux, l’un des guides nous invite à réaliser une petite grimpette. Une centaine de mètres plus haut, le panorama est parait-il fantastique. Nous voilà donc partis pour une randonnée dans la neige, progressant plus ou moins facilement dans la poudreuse, où l’on s’enfonce parfois jusqu’aux genoux. Finalement, engoncés dans nos vêtements d’hiver, nous sommes autant, voir même plus patauds, que les petits papous qui réalisent eux aussi l’ascension pour rejoindre une partie de la colonie juchée là haut, pour une raison défiant toute logique apparente.

 

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Manchot papou à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Manchot papou à Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Les grimpeurs vont être largement récompensés de leur effort. En haut, la vue est, en effet, à couper le souffle. Encore plus sensationnel qu’à Cuverville, où le panorama était pourtant déjà grandiose. On ne peut que s’asseoir, profiter du paysage et savourer la chance que nous avons d’être ici et de pouvoir vivre ces instants. En contrebas, on peut observer un énorme glacier, craquelé, dont les extrémités tiennent encore en équilibre par on ne sait quel miracle, en attendant, à un moment ou à un autre, de tomber dans la mer. Au loin, L’Austral parait minuscule au milieu de cette baie. Sur la plage, on voit des phoques sortir de l’eau et trainer leur masse graisseuse avec une étonnante célérité vers leur lit de neige. Imperturbables, les manchots vaquent à leurs occupations, alors que des oiseaux survolent la colonie en quête d’un œuf à dérober. La journée est splendide et la lumière ne cesse de changer, offrant des couleurs incroyablement variées. On ne peut s’empêcher de photographier un même endroit de nombreuses fois, tant la luminosité fait évoluer la palette de couleurs.

 

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

De retour à bord de L’Austral, les passagers continuent d’apprécier cet environnement somptueux, notamment depuis la terrasse arrière, confortablement installés dans les fauteuils, avec un bon chocolat chaud.

 

Dans la soirée, le navire quitte son mouillage pour mettre le cap sur le détroit de Bransfield et regagner la pleine mer. Nous faisons nos adieux au continent antarctique, le voyage ne comptant plus que deux escales dans les Shetlands du sud. Le départ de Port Neko est donc doublement apprécié et on peine à abandonner cette vue pour regagner les espaces intérieurs et se préparer pour la soirée. C’est avec beaucoup d’émotion que nous quittons cette baie, bien conscients du privilège qui nous a été donné d’y faire ce passage dans des conditions aussi magiques. Etonnamment, dès la sortie de Port Neko, la météo commence d’ailleurs à évoluer. De gros nuages gris s’amoncellent, la température baisse vite et il se met soudain à neiger, alors que la mer se creuse légèrement et que les vagues viennent frapper l’étrave. On repense alors aux paroles de Jérôme, le directeur de croisière, qui expliquait au début de ce voyage qu’en Antarctique, on pouvait avoir les quatre saisons en une seule journée et que, dans cette région sauvage, il fallait s’attendre à tout.

 

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral quittant Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Départ de Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral quittant Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Un Skua (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Un Skua (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

En navigation après Port Neko  (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

En navigation après Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

En navigation après Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

En navigation après Port Neko (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Un groupe d’orques surgit devant le navire

 

Des paroles qui se prêtent parfaitement à cette inoubliable journée, qui nous réserve encore une ultime surprise. Vers 18 heures, alors que tous les passagers ont regagné leur cabine ou prennent un verre dans les salons, José Sarica, guide et naturaliste spécialisés dans les mammifères marins, lance sur le réseau de communication du navire l’annonce tant attendue. Un groupe d’orques est repéré. Malgré le froid et le vent qui s’est levé et pique les yeux, tout le monde sort le plus vite possible. On cherche les animaux du regard, mais entre les bourrasques, ce n’est pas évident. José, qui a promis la veille de trouver des baleines et passe depuis une bonne partie de son temps à guetter leur présence, donne des indications depuis la passerelle, alors que le navire manoeuvre pour se mettre en position favorable. Soudain, on aperçoit enfin des jets s’élever et de grands ailerons noirs émerger de la surface de la mer. Il y a là une dizaine d’orques, toute une famille. Loin de fuir, les animaux se rapprochent pour venir jouer avec le bateau. Sous les yeux médusés des passagers, ces bêtes splendides viennent frôler la proue. On les observe nager dans une eau transparente, et soudain sortir leur tête. Une mère, accompagnée de son petit, nous gratifient d’une remontée à l’aplomb de l’étrave. Ils sont là, juste en dessous, on aurait presque l’impression de pouvoir les toucher. Les cœurs palpitent et une joie indescriptible s’empare de tous devant cette magnifique rencontre. Les passagers sont d’autant plus heureux que beaucoup finissaient par se demander si nous aurions la chance de vivre un tel moment, aucune baleine et aucun orque ne s’étant montré jusque là.

 

 

Les orques s'approchent (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les orques s'approchent (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les orques s'approchent (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les orques s'approchent (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Les orques s'approchent (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une mère et son petit (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une mère et son petit (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une mère et son petit (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une mère et son petit (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Une mère et son petit (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Au briefing du soir, José a évidemment le droit aux félicitations de tous pour avoir débusqué les orques. Il nous apprend qu’il y avait une vingtaine d’individus, qui se sont scindés en deux groupes avant de se rassembler. Egalement appelé épaulard, l’orque peut mesurer jusqu’à 9 mètres et peser plus de 8 tonnes. Ces célèbres mammifères à la peau noire et blanche peuvent, parfois, arborer une couleur jaune orange due à la présence dans l’eau d’algues diatomées. Plus gros que les femelles, les mâles se distinguent également par un aileron plus grand, qui peut atteindre 2 mètres. De récentes études scientifiques ont montré qu’il y aurait trois sous-espèces d’orques en Antarctique, les types A, B et C, qui se différencient par leurs tailles et la forme des tâches blanches sur leurs corps. On trouvera plutôt le type A autour du continent, le type B près de la côte et le type C en mer de Weddell. Extrêmement rapide, l’épaulard peut atteindre la vitesse de 55 km/h et plonger pendant 20 minutes jusqu’à une profondeur pouvant atteindre 300 mètres, nous expliquera plus tard José. Redoutable prédateur, l’orque se nourrit de manchots, d’oiseaux marins, de gros poissons, de phoques ou de baleines. Réputé comme étant extrêmement intelligent, cet animal tire le meilleur profit de toute situation. Il a même, semble-t-il, collaboré avec les hommes durant la grande époque de la pêche baleinière. Ainsi, selon les dires des marins de l’époque, les épaulards forçaient les cétacés à se diriger vers  les bateaux, où ils se faisaient harponner. Puis les équipages récompensaient les rabatteurs en rejetant à la mer les langues de baleines, un met apparemment particulièrement apprécié des orques.

 

 

Navigation en fin de journée (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Demain, l’île de la Déception

 

Après être revenu sur cette rencontre sensationnelle, l’équipe d’expédition nous prépare à la journée du lendemain, qui s’annonce sportive. Louis Justin envisage, en effet, de débarquer à pointe de Baily, sur l’île de la Déception, où se trouve une immense colonie de manchots à jugulaire. Il s’agit d’une « plage de surf », battue par les vagues, sur laquelle on peut descendre mais où il est très compliqué de rembarquer. Du coup, le chef d’expédition propose, une fois à terre, de poursuivre avec une randonnée à travers la montagne : 350 mètres de dénivelé sur 5 kilomètres environ, à parcourir en 3 heures en marchant dans la cendre volcanique et éventuellement la neige, pour rejoindre la baie de baleiniers, située au cœur de l’île, où nous attendra L’Austral.

Le périple a l’air assez ardu et, dans l’assistance, les passagers échangent des regards, se demandant si c’est une bonne idée de se lancer dans cette aventure. Louis reconnait que c’est un peu sportif et qu’il faut être très vif pour débarquer, qu’il vaut mieux ne pas avoir le vertige et que la randonnée peut être assez dure car marcher dans la cendre n’est pas aisé. Les passagers ont la soirée pour réfléchir et, s’ils sont partants, être prêts à partir dès 5h30 du matin… (A suivre…)

 

 

VOIR LES PRECEDENTS EPISODES DE CE REPORTAGE:

 

 

(1/10) : Ushuaia et la Terre de Feu

 

(2/10) : Navigation dans le Passage de Drake

 

(3/10) : Icebergs en vue !

 

(4/10) : Au royaume des manchots

 

(5/10) : Des panoramas grandioses

 

(6/10) : La station de Port Lockroy

 

 

Navigation en fin de journée (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Arctique et Antarctique Compagnie du Ponant