Croisières et Voyages
Cap sur l'Antarctique (8/10) : L'île de la Déception

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Cap sur l'Antarctique (8/10) : L'île de la Déception

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4h30 du matin en ce 8ème jour de traversée vers l’Antarctique à bord de L’Austral. Le réveil sonne et il faut se préparer pour l’escapade sur l’île de la Déception. Un coup d’œil à l’extérieur permet de constater que la météo n’est pas trop mauvaise, du moins pour la région. Le ciel est gris, quelques flocons tombent sur la mer et le froid pique la peau. Mais la visibilité est plutôt bonne et la mer peu agitée. Au grand salon situé à l'arrière du navire, une quarantaine de courageux s’est levée pour partir à l’assaut de Baily Head. Café et chocolat chaud, ainsi que des viennoiseries, sont servis pour faciliter le réveil en vue de l’expédition qui nous attend. On ne sait d’ailleurs toujours pas si le débarquement sera possible. « En fait, la plage est généralement accessible une fois sur cinq », confie un guide. Depuis le bateau, on entend d’ailleurs très bien le grondement des rouleaux qui s’écrasent sur la plage, pourtant située à plusieurs centaines de mètres.

 

 

 

Au petit matin près de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Au petit matin près de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Partie en reconnaissance, une équipe contacte L’Austral. Les conditions sont acceptables, le débarquement est possible. La petite troupe prend donc la direction des Zodiac. Une nouvelle fois, les consignes de sécurité sont données. Il faudra être vif car, à la pointe de Baily, si les embarcations s’échoueront le plus près possible de la plage, le débarquement devra être mené entre deux vagues. « Vous descendrez par deux, un sur chaque bord, en vous mettant en position au signal. Dès que vous aurez le pied à terre, courez vers les haut de la plage, sinon vous risquez d’être rattrapés par les vagues ». Le risque n’est pas de se faire emporter par la mer mais d’être trempé, ce qui, compte tenu de la température extérieure, signifierait immédiatement la fin de l’escapade.

 

 

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La plage de Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'Austral devant Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Austral devant Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Manchots à jugulaire à Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Manchots à jugulaire à Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Non sans une certaine appréhension, les passagers embarqués sur les Zodiac voient s’approcher la plage. En combinaison, une demi-douzaine de marins philippins est là pour retenir les embarcations et aider leurs occupants à rejoindre la plage au plus vite. Comme prévu, il n’y a pas de temps à perdre et, deux par deux, à chaque reflux de la mer, les apprentis explorateurs débarquent. L’opération est un peu « rock&roll » mais on sent l’équipe bien rôdée et tout se passe finalement très bien. Il s’en est toutefois fallu de peu que cette excursion soit annulée en raison de la météo. D’ailleurs, pendant que nous débarquions, la mer a légèrement forci et le chef d’expédition décide qu’il est désormais dangereux de débarquer. Au plus grand dam de leurs occupants, les Zodiac qui nous suivaient sont donc contraints de rebrousser chemin et de retourner vers L’Austral. Quant à la randonnée dans les montagnes, prévue initialement pour rejoindre la baie des baleiniers, au cœur de l’île de la Déception, elle est annulée. Une rapide exploration a, en effet, montré que les hauteurs étaient drapées d’un épais brouillard et qu’il y avait encore trop de neige, le sentier n’étant donc pas praticable dans de bonnes conditions de sécurité. Même si cela ne se fait traditionnellement pas, nous serons donc contraints de rembarquer sur la plage, en espérant que la houle se calme d’ici là. Une fois de plus, l’Antarctique se montre imprévisible mais, au sein des passagers, il n’y a pas la moindre appréhension. Depuis une semaine que nous évoluons avec elle, tout le monde a parfaitement confiance dans l’équipe qui encadre le groupe.

 

 

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Baily Head (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZ

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