Marine Marchande
Cap sur les terres australes : Crozet bientôt en vue

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Cap sur les terres australes : Crozet bientôt en vue

Marine Marchande

Le Marion Dufresne poursuit sa route vers l'extrême sud de l'océan Indien, en vue de ravitailler les îles Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam. Parti de La Réunion le week-end dernier, le navire arrive à Crozet. Alors que la température baisse au fil de sa progression, cette semaine, le Marion Dufresne a franchi le cercle de convergence antarctique. En une heure, l'eau devait perdre quelques 12 degrés ! Dans une houle de 4 à 5 mètres, le navire a poursuivi sa route, dans l'attente d'être survolé par les premiers albatros et d'apercevoir, à Crozet, les colonies de manchots.
A bord, Caroline la journaliste, François le photographe et Emmanuel le dessinateur, continuent d'enrichir leur carnet de voyage accessible sur le blog CAP SUR LES TERRES AUSTRALES. Après le ravitaillement de Tromelin, au large de Madagascar, de nouveaux articles, photos et dessins devraient être mis en ligne ce week-end, permettant ainsi de nous faire partager ce voyage mythique vers les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF).

Le Marion Dufresne à Keuguelen (© : IPEV)
Le Marion Dufresne à Keuguelen (© : IPEV)

Le Marion Dufresne

Lancé en 1995 par les Ateliers et Chantiers du Havre (ACH), le Marion Dufresne est aujourd'hui armé par CMA CGM. Long de 120.50 mètres pour une largeur de 12.8 mètres, il affiche un déplacement de 10.380 tonnes. Capable de transporter 2500 tonnes de fret et doté de deux grues pour décharger ses cargaisons, il peut atteindre la vitesse de 16 noeuds. Son équipage est composé de 50 hommes et le navire peut transporter 110 passagers. Le Marion Dufresne rempli deux missions. Comme c'est le cas actuellement, il sert de bâtiment de soutien logistique aux bases et stations françaises des TAAF (conteneurs, carburant, colis lourds et personnel), sous la responsabilité de l'Etat français. En parallèle, il sert de navire de recherche pour le compte de l'Institut polaire français Paul Emile Victor (IPEV). A cet effet, il dispose de 650 m2 de laboratoires, d'un système de treuillage pour la manipulation d'engins et matériels lourds, un sondeur multifaisceaux et un carottier géant Calypso. Le bateau dispose, enfin, d'installations permettant la mise en oeuvre d'un hélicoptère.