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Centre d'instruction naval de Brest : 50 ans d'enseignement

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Centre d'instruction naval de Brest : 50 ans d'enseignement

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C'est un campus encore plus discret depuis l'émergence de la menace terroriste. Situés à Saint-Pierre, à l'ouest de Brest, les imposants bâtiments du Centre d'instruction naval (CIN) se dressent fièrement face à la mer et au goulet. Comme une promesse de voyage, de progression de carrière et d'expériences maritimes en tous genres.

En 1936, le site est dédié à la formation des officiers de Marine, qui abandonnent les navires amarrés spécifiquement en rade de Brest. Les travaux pharaoniques ont duré de 1927 à 1936. Mais la guerre rebat les cartes trois ans plus tard.

Trop près de la base sous-marine

Les Allemands prennent possession du site, y installent leur quartier général et établissent en contrebas l'imposante base sous-marine, toujours en place. Le site fera les frais des incessants bombardements alliés visant la destruction de la base sous-marine. Les bâtiments de l'École navale de l'époque sont mis à rude épreuve. À la fin de la guerre, la formation des officiers de Marine ne peut y reprendre. Le site du Poulmic, sur la presqu'île de Crozon, est préféré pour de nouvelles infrastructures. À Saint-Pierre, les travaux de remise en état sont importants mais le site retrouve son visage originel au début des années 60, au terme d'une quasi-reconstruction à l'identique. En 1966, la création du collège naval (qui deviendra lycée) et de la première école des mousses est officialisée par le Général de Gaulle en personne. Une formation de maistrancier « partie pont » est également initiée. L'école des mousses s'éclipse en 1988 pour refaire son apparition en 2009. Aujourd'hui, plus de 2000 lycéens, étudiants et marins travaillent ou passent chaque année par le CIN.

Le site regroupe le lycée naval (235 lycéens), les classes préparatoires aux grandes écoles (145 étudiants), l'école des mousses (170 jeunes de 16 à 17 ans, en plus des 50 à Cherbourg), l'école des matelots qui forme 800 marins par an, répartis en sept sessions de six semaines et un ensemble de cours qui participe au processus de formation continue du marin.

Ascenseur professionnel

C'est également au CIN que l'on vient passer un certain nombre d'examens et de concours pour accéder aux grades et aux responsabilités supérieures. L'échelle professionnelle, le fameux ascenseur social que d'aucuns estiment en panne dans notre société, fonctionne à plein régime sur ce campus militaire aux multiples visages.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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