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CGG sort de la bourse de New York

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CGG sort de la bourse de New York

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Le groupe de géophysique français CGG a annoncé cette semaine son retrait de la bourse américaine du New York Stock Exchange. Une décision prise à l’unanimité par le conseil d’administration. Les coûts engendrés par sa cotation outre-Atlantique ont été jugés plus importants que les gains rapportés. De fait, CGG va dorénavant se concentrer sur son autre cotation, à Euronext Paris.

Un groupe qui reprend peu à peu des couleurs

Après avoir été frappé de plein fouet par la crise il y a plus de cinq ans, CGG remonte lentement la pente. Après avoir retrouvé les bénéfices l’année dernière, l’entreprise entend continuer sur sa lancée en 2018. Les résultats du premier semestre sont globalement dans les temps de passage des objectifs de l’entreprise. Le chiffre d’affaires des activités est de 633 millions de dollars et l’EBITDA des activités est lui de 163 millions de dollars. Ce dernier est en hausse de 9% par rapport au premier semestre 2017.

Les résultats financiers s’accompagnent d’une restructuration de la dette ayant eu lieu en début d’année. Elle était de 716 millions de dollars à fin juin 2018, alors que dans le même temps la société dispose d’une trésorerie de 447 millions de dollars. Par ailleurs, CGG est sorti d’une procédure de sauvegarde du Chapter 11 de l’Administration américaine sur les faillites.

Une flotte armée par le norvégien Eidesvik

Conséquence de la chute du prix du baril de pétrole, ce fut tout le secteur sismique mondiale qui fut contraint de se rationaliser. Dès 2015, CGG a commencé à désarmer sa flotte, dont une partie était armée sous pavillon français par Louis Dreyfus Armateurs. CGG avait pris la décision de n’avoir qu’un seul armateur pour ses navires, le norvégien Eidesvik. Actuellement, il y a toujours quatre bateaux CGG désarmés dans le port de Dunkerque : les Geo Celtic, Oceanic Phoenix, CGG Alizé et Oceanic Challenger. Le groupe possède également, via la société commune avec Eidsvik, les Geo Coral, Geo Carribean, Oceanic Vega et Oceanic Sirius. Les deux premiers étaient auparavant armés par LDA via GeofieLD, une société commune avec CGG.

À noter que le Geowave Voyager, un autre navire sismique de CGG doit quant à lui être vendu à SeaBird Exploration. Il est armé par Eidesvik. La transaction serait prévue pour octobre et porterait sur le bateau et son équipement pour un coût global de 17 millions de dollars. C’est bien moins que le prix d’achat du Geowave Voyager en 2008 qui était de 144 millions de dollars avec équipement. Long de 94 mètres pour 26 mètres de large, c’est un navire sismique apte à réaliser des analyses 2D et 3D. Initialement propriété de la compagnie Norwegian Oilfield Services AS (NOS), il avait finalement été acquis en septembre 2008 par une autre entreprise norvégienne, Wavefield Inseis. Cette dernière fut rachetée en décembre de la même année par CGG Veritas.

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