Construction Navale
Chantier Baudet : L’un des derniers aménageurs nazairiens disparait

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Chantier Baudet : L’un des derniers aménageurs nazairiens disparait

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Malgré le sursis de six mois accordé le 13 juin par le tribunal de commerce de Paris, ce dernier a prononcé dès le 8 août la liquidation judicaire de Chantier Baudet. Il n’y avait plus d’argent dans les caisses et aucun repreneur ne s’est fait connaître. L’entreprise nazairienne, spécialisée dans l’aménagement de navires, a donc définitivement mis la clé sous la porte, ses 67 derniers salariés étant licenciés.

C’est le 29 mai dernier que Chantier Baudet avait déposé le bilan, 14 mois après sa reprise par le fonds d’investissement IPE. Ce dernier n’est pas parvenu à relancer la société, qui a vécu sur les contrats déjà négociés par la précédente direction, et n’a pas réussi à se développer sur de nouveaux marchés, notamment dans le secteur terrestre. Après le départ du dernier paquebot sur lequel Baudet a travaillé, au printemps dernier, l’activité avait rapidement décru, pour finalement s'arrêter.

Chantier Baudet constituait pourtant l’un des fleurons de la navale sur les bords de Loire. Un acteur historique du secteur, créé en 1929 mais dont les origines remontent en fait à 1793. La société avait même été labellisée en tant qu'Entreprise du Patrimoine du Vivant en octobre 2008 par le Ministère de l'Economie et des Finances (700 entreprises en France, dont les grands noms du luxe, comme Hermès et Chanel). Chantier Baudet était un spécialiste des locaux publics de paquebots, de l'agencement de navires de grande plaisance, y compris les méga-yachts et des aménagements terrestres de luxe. Son cœur de métier était l'ébénisterie. Il s’agissait de l’un des derniers agenceurs nazairiens, une profession qui, comme bien d’autres au sein du réseau de sous-traitants de STX France, est confrontée ces dernières années à une concurrence de plus en plus sévère, notamment de la part d’entreprises étrangères aux coûts moins élevés.