Construction Navale
Chantier Bretagne Sud intègre le groupe ACTI

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Chantier Bretagne Sud intègre le groupe ACTI

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Breizh Sailing Holding, comprenant le Chantier Bretagne Sud situé à Belz (Morbihan) mais aussi la marque Etelium et la société de négoce Kenkiz Marine, change de propriétaire. Le groupe varois ACTI a repris la totalité du capital de l’entreprise, Yannick Bian restant à la tête des activités bretonnes.

En fort développement, Azur Chaudronnerie Tuyauterie Industrielle, basé depuis près de 20 ans à La Seyne-sur-Mer avec des implantations à La Ciotat, en Corse et aux Antilles, emploie 250 personnes, pour deux tiers des techniciens et ouvriers spécialisés et un tiers d’ingénieurs. Le groupe, spécialisé dans les métiers de la chaudronnerie, de la tôlerie, de la tuyauterie et de la mécanique, exerce une grande partie de son activité dans la réparation navale et la maintenance, dans les domaines de la défense et des navires civils, par exemple les yachts et unités de la Marine nationale en sous-traitance de Naval Group et des Chantiers de l’Atlantique.

Pour ACTI, la reprise de BSH, signée le 24 octobre, a deux objectifs : « Il s’agit d’abord de nous implanter sur la façade Atlantique, ce qui était pour nous une vraie volonté afin de nous rapprocher de certains de nos clients, comme Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique. Au cours des discussions, nous avons aussi constaté que nos activités étaient très complémentaires. Chez BSH, il y a par exemple une ingénierie que nous n’avons pas chez ACTI, et un vrai savoir-faire dans la construction navale, alors que nous sommes pour notre part centrés sur la réparation et la maintenance industrielle », explique à Mer et Marine Romuald Seillier, président d’ACTI.

Avec ce rapprochement, le groupe vise notamment à se positionner dans l’ouest de la France au moment où les grands constructeurs ont un plan de charge très élevé, qui va les conduire à augmenter les contrats en sous-traitance : « Il va y avoir de nombreux bateaux à réaliser en Bretagne où les entreprises doivent monter en puissance pour répondre au besoin. Nous nous positionnons pour réaliser des éléments préfabriqués, que nous pourrions produire chez nous, dans le Sud et dans l’atelier de Belz, où la construction de bateaux complets va évidemment se poursuivre. Nous allons d’ailleurs aider le chantier à développer cette activité ». Avec désormais, en plus de son implantation traditionnelle en Bretagne, une belle porte ouverte sur la Méditerranée.

Installé sur les bords de la rivière d’Etel, Chantier Bretagne Sud, repris fin 2012 par Yannick Bian, ancien de Naval Group, cherchait depuis un moment un partenaire. « Il était nécessaire à moyen terme d’intégrer un groupe avec une taille importante dans la mesure où notre carnet de commandes se remplit et les marchés sur lesquels nous nous positionnons sont trop importants par rapport à notre structure financière », précise Yannick Bian.

Fort de 18 salariés, dont 4 dans son bureau d’études, l’entreprise morbihannaise devrait grâce à son nouveau propriétaire voir ses effectifs augmenter : « Il y a un véritable besoin de monter en puissance et de travailler sur le recrutement, ce qui est le cas de l’ensemble du groupe ACTI qui est en plein développement et intègre chaque année 20 à 30 nouveaux collaborateurs », détaille Romuald Seillier.

Côté activité, le chantier de la rivière d’Etel travaille actuellement sur trois bateaux à passagers et de travail, des catamarans électriques. Il a également reçu la notification pour un programme européen The Element portant sur l’assemblage et les essais d’une hydrolienne écossaise.

 

Catamaran avec éolienne en construction (© CHANTIER BRETAGNE SUD)

Catamaran avec éolienne en construction (© CHANTIER BRETAGNE SUD)

 

Catamaran commandé pour Monaco (© DR)

Catamaran commandé pour Monaco (© DR)