Construction Navale
Chantiers de l’Atlantique : un premier candidat déclaré, le fondateur de Bricorama
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Chantiers de l’Atlantique : un premier candidat déclaré, le fondateur de Bricorama

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Son nom avait été porté à la connaissance de Mer et Marine en milieu de semaine mais, le temps que nous cherchions à le contacter (sans succès jusqu’’ici), il a fait rendre publiques ses intentions hier, via les colonnes de nos confères des Echos. Jean-Claude Bourrelier est le fameux entrepreneur français récemment évoqué comme possible « plan B » par des élus ligériens pour la reprise des Chantiers de l’Atlantique. Maintenant que l’opération avec le groupe italien Fincantieri est officiellement tombée à l’eau, celui qui a créé à partir de rien un empire du bricolage est donc sorti du bois. Investir dans les chantiers nazairiens l’intéresse vivement, parce qu’il a une certaine vision de l’entreprenariat, des aventures « familiales » et des projets de long terme, admire l’histoire, le savoir-faire et les réalisations de cette entreprise et estime qu’un tel joyau industriel doit être préservé et maintenu dans le giron national. Et puis aussi, évidemment, parce qu’il en a les moyens. Sa « surface financière » est présentée comme « très importante » par certaines sources. Car au-delà du succès de Bricorama, qu’il a créé en 1975, Jean-Claude Bourrelier a touché le pactole en 2017 lorsqu’il a revendu son affaire à Bricomarché. Depuis, l’homme, qui va sur ses 75 ans, investit dans des projets qui le motivent, et cette fois il veut embarquer aux Chantiers de l’Atlantique. Cela, dans une optique de soutien à un fleuron industriel français unique en son genre. Il s’agit là d’une question d’envie, et aussi semble-t-il de patriotisme économique. Il n’a pas pour ambition de prendre les commandes opérationnelles, faisant plutôt confiance à ceux qui savent, et sait aussi très bien que ce n’est pas là qu’il fera fructifier sa fortune. Car si la construction navale était une activité lucrative, bien plus de candidats se bousculeraient au portillon. Jean-Claude Bourrelier en a parfaitement conscience car, s’il n’est pas issu de cette industrie, il a su s’entourer de gens qui connaissent parfaitement le sujet de la navale en général, et celui des chantiers nazairiens en particulier. Ces derniers mois, il a très discrètement mené campagne auprès des acteurs politiques et économiques concernés par le chantier, son activité et son avenir. En emportant semble-t-il une adhésion presqu’unanime. Le simple fait d’ailleurs que son projet n’a pas été jusqu’ici ébruité prouve qu’il est pris au sérieux. Cela dit, la candidature atypique de Jean-Claude Bourrelier doit certainement détonner dans les couloirs du ministère de l’Economie, où pour un tel dossier on n’est pas vraiment habitué à ce type de profil.

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