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Charles de Gaulle : Avec les marins, en route pour l'Orient

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Charles de Gaulle : Avec les marins, en route pour l'Orient

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Les 1850 marins du porte-avions Charles de Gaulle sont en route pour la troisième fois contre Daesh. En entraînement au sud de Toulon depuis début septembre, ils ont quitté les eaux françaises le week-end dernier. À bord, la concentration et l'implication n'ont jamais été aussi fortes. Reportage à bord de Stéphane Jézéquel, de la rédaction du Télégramme. 

Extrême concentration des pilotes de Landivisiau. Dès le petit-déjeuner, les visages sont fermés. Les hommes montent au pont d'envol sans un mot, les yeux rivés vers la mission qui les attend. À chaque catapultage, les 42.000 tonnes du porte-avions s'ébrouent comme pour mieux les accompagner.

 

 

Coup de collier

Quarante-cinq catapultages et appontages d'avions de chasse par jour, sans compter le ballet incessant des hélicoptères et avions de surveillance ! Deux séries de douze Rafale en journée, une série de nuit. Le porte-avions est rapidement monté en puissance après son arrêt technique de courte durée, cet été, à Toulon.

À bord, la ruche bourdonne de ses 24 Rafale arrivés à pleine maturité. Les Super-Étendard ayant été remisés en juillet, le Charles de Gaulle fonctionne pour la première fois dans une configuration 100 % Rafale. Avec l'idée de mettre un bon coup de collier, avant le grand entretien de cet hiver.

 

 

Le porte-avions fait actuellement route vers les zones de combat. En jeu, la libération de la ville de Mossoul, en Irak, le soutien des troupes au sol engagées contre les positions du groupe jihadiste État islamique (EI) et la destruction de ses intérêts économiques et stratégiques. Les frégates françaises, mais aussi une allemande et un destroyer américain entourent le Charles de Gaulle et le protègent depuis plusieurs jours. Les missions sont connues par les pilotes de Landivisiau et de Lann Bihoué mais il faut vite retrouver les automatismes après l'arrêt technique de cet été.






La détermination des marins est palpable. Les attentats sont dans toutes les têtes. Chacun des 1850 marins s'applique au sein de son service. Avec 24 avions supplémentaires, le soutien aux 12 Rafale français déjà engagés au Moyen-Orient va foncièrement renforcer les moyens de la coalition internationale.

Sans date de retour

Combien de temps durera cette nouvelle mission ? À bord, personne ne le sait, personne ne s'avance. Les deux premières missions avaient duré quatre mois. Cette troisième intervient juste avant le retrait du navire pour son grand entretien des vingt ans qui l'immobilisera à Toulon, dix-huit mois.





Un article de la rédaction du Télégramme

 

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