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Charles de Gaulle : Plus qu’un arrêt technique, une refonte
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Charles de Gaulle : Plus qu’un arrêt technique, une refonte

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Le porte-avions français s’apprête à entrer en cale sèche, à Toulon, pour sa seconde grande période de maintenance programmée depuis sa mise en service, en 2001. D’un coût de 1.3 milliard d’euros, ce chantier colossal est placé sous la maîtrise d’œuvre de DCNS et la maîtrise d’ouvrage conjointe de la Direction Générale de l’Armement (DGA) et du Service de Soutien de la Flotte (SSF). Il va mobiliser pendant 18 mois jusqu’à 2100 personnes, dont un millier du côté de l’industriel et de ses sous-traitants, ainsi que 1100 membres d’équipage du Charles de Gaulle. Les équipes travailleront en 2/8, voire en 3/8 pour le remplacement des éléments combustible des chaufferies, qui sera l’une des premières opérations menées et a vu depuis décembre la transformation du hangar en hall nucléaire. C’est en effet dans cet espace que se trouvent les brèches donnant accès aux réacteurs et par lesquelles les éléments combustible seront extraits pour être retraités, avant d’être remplacés par des barres neuves.

Le rechargement des deux cœurs nucléaires servant à la propulsion du porte-avions fait partie de l’un des deux grands volets de cet arrêt technique majeur, celui de la maintenance classique réalisée tous les 9/10 ans sur la plateforme et ses systèmes. Des interventions qui avaient comporté en 2008/2009, lors du premier ATM du Charles de Gaulle, quelques 80.000 lignes de travaux.

 

En cale sèche lors du premier ATM (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

En cale sèche lors du premier ATM (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Même durée mais un volume de travaux doublé

Cette fois, l’opération est bien plus lourde puisqu’elle intègre en même temps une modernisation de différents systèmes critiques, allant aboutir à une véritable refonte à mi vie du bâtiment. « C’est un challenge industriel majeur, l’un des plus ambitieux de la décennie dans le domaine de la maintenance navale. La volumétrie de travaux va plus que doubler par rapport au premier arrêt technique puisque nous avons cette fois 200.000 lignes », précise le capitaine de frégate Gilles R., du « Bureau programme Porte-avions » à l’Etat-major de la Marine nationale. Ce sera même un réel tour de force pour les industriels et les marins puisque les interventions, bien que plus nombreuses et pour certaines particulièrement complexes, devront être menées dans les mêmes

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