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Charles de Gaulle : Vers un groupe aéronaval très international en 2019
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Charles de Gaulle : Vers un groupe aéronaval très international en 2019

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Pour son prochain déploiement, le porte-avions Charles de Gaulle pourrait bien être escorté par un nombre exceptionnellement important de bâtiments étrangers, en particulier européens. C’est en tous cas la volonté de la France, qui a proposé à plusieurs de ses partenaires de se joindre à cette mission.

L’intégration au sein du groupe aéronaval français d’unités alliées est, au fil des années, devenue une habitude, permettant ainsi de renforcer la coopération militaire et l’interopérabilité entre marines. Des frégates provenant des flottes britannique, espagnole, belge ou encore allemande et américaine ont déjà accompagné le Charles de Gaulle lors de ses missions.

Jusqu’ici, le GAN a pu comprendre jusqu’à deux ou trois navires étrangere. Pour le prochain déploiement, prévu début 2019, il s’agit d’aller encore plus loin. L’escorte du porte-avions comprendra un bâtiment de la Royal Navy, intégré dans le cadre de la volonté franco-britannique d’assurer une présence mutuelle systématique dans leurs groupes aéronavals respectifs.

L’Italie devrait également envoyer une frégate, ce qui serait une première pour la Marina militare. L’occasion pour cette dernière de participer à une opération plus « guerrière » que celles conduites ces dernières années, la marine italienne ayant été contrainte de mobiliser l’essentiel de ses forces sur des missions plus liées à l’action de l’Etat en mer, comme la lutte contre la piraterie au large de la Somalie et, surtout, la problématique migratoire en Méditerranée centrale, qui consomme une grande partie de son potentiel.

Des invitations ont par ailleurs été lancées vers d’autres partenaires européens, comme la Belgique, qui a déjà œuvré au sein du GAN français fin 2015 avec la frégate Leopold Ier et avec laquelle pourrait voir le jour, à terme, un groupe aérien embarqué binational si le projet de vente de Rafale Marine aux forces belges venait à se concrétiser.   

La France a aussi sollicité d’autres pays, comme le Portugal et même de la Norvège, qui s’ils acceptent évolueraient pour la première fois au sein du GAN français. Cela permettrait de fortifier un peu plus les liens existants, qui ont déjà vu un net renforcement de la coopération suite au regain d’activité de la flotte russe, en particulier de ses sous-marins, du Grand nord à la péninsule ibérique.

Alors que l’US Navy devrait comme à chaque déploiement du Charles de Gaulle apporter son soutien au groupe aéronaval français, une autre invitation inédite a été envoyée au Brésil. Un pays avec lequel la France a noué un partenariat stratégique autour de la construction de sa nouvelle force sous-marine, et qui souhaite aussi, à terme, se doter d’un nouveau porte-avions pour remplacer le vieux Sao Paulo (ex-Foch français) qui va être désarmé.

 

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