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Cherbourg : Le Victor Hugo en refonte

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Cherbourg : Le Victor Hugo en refonte

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Depuis trois semaines, le Victor Hugo, navire à passagers exploité vers les îles anglo-normandes, est en refonte à Cherbourg. Le chantier a été confié par le Conseil départemental de la Manche, propriétaire du navire, à un groupement d’entreprises comprenant CMN, Normeca, SAS Michel Rateau et Barillec. Le navire bénéficie d’une révision technique complète et d’améliorations, en particulier la fiabilisation de sa propulsion, un nouveau système de stabilisation ainsi qu’un réaménagement qui va permettre de porter sa capacité de 193 à 237 places.

Construit en Norvège en 1996, le Victor Hugo est un catamaran de 34 mètres de long pour 10 mètres de large et 1.7 mètre de tirant d’eau. Equipé de quatre moteurs MTU 12V 183 TE 92 et deux hélices, sa puissance de 2660 kW lui permet d’atteindre la vitesse de 32 nœuds (29 nœuds en allure commerciale, avec une autonomie de 10 heures).

« Afin de pérenniser ces liaisons et réduire les coûts d’exploitation, l’assemblée départementale a voté le refit du navire à passagers Victor Hugo lors de la session du 29 septembre 2017. En effet, l’augmentation constante du nombre de passagers sur la ligne nord ces dernières années montre le besoin de disposer de places supplémentaires et d’améliorer les conditions de navigation », explique le Département de la Manche, qui a attribué le marché de rénovation le 13 novembre.

Le navire sera remis à l’eau en début d'année en vue de reprendre au printemps son service aux côtés du Granville, autre bateau appartenant à la collectivité, tous deux étant exploités par une filiale de Finist’mer au travers d’une délégation de service public. Ils permettent au départ de Granville, Barneville-Carteret et Diélette de rejoindre Jersey, Guernesey, Aurigny et Sercq.

Sur la ligne nord, où est exploité le Victor Hugo, le nombre de passagers transportés est passé de 36.268 en 2014 à 39.527 en 2016, le navire atteignant dès le début de la saison des taux de remplissage supérieurs à 90%. D’où son réaménagement pour augmenter la capacité, alors que les travaux sur la propulsion et les stabilisateurs permettront d’améliorer le confort sur une liaison où la météo rend la navigation parfois musclée. Le Conseil départemental précise que la rénovation coûtera 1.2 million d’euros, alors que la construction d’un navire neuf, qui avait été envisagée, s’élevait au moins à 5 millions.

CMN et Normeca travaillent sur la partie chaudronnerie avec des modifications de cloisons, l’ajout d'épontilles, la suppression du panneau de cale, l’ajout de différentes portes d'accès, la modification des portillons d'accès au pont principal arrière et l’ajout d’ailerons sur la coque pour améliorer la stabilité. Les deux entreprises ont également en charge les aménagements (changement des sièges passagers, au remplacement du revêtement de sol, à la modification du vaigrage et des cloisons, la fourniture du nouveau mobilier, le remplacement de tous les sabords vitrés), l’électricité, les modifications liées à l'éclairage et la sécurité, la climatisation (remplacement de trois échangeurs) et la drome (intégration de trois nouveaux radeaux de sauvetage de 100 place). SAS Michel Rateau s’occupe pour sa part de la révision complète de la propulsion alors que Barillec installe un nouveau Video Data Recorder.

 

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