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Cherbourg : Les travaux pour l’accueil des énergies renouvelables vont débuter

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La Basse-Normandie et la Normandie de demain constituent un territoire majeur pour le développement des Energies Marines Renouvelables (EMR). La Normandie comptera 3 champs éoliens sur 6 programmés, et le 1er potentiel hydrolien européen, dans le Raz Blanchard. C’est tout un territoire qui s’organise depuis plusieurs années, autour de Ouest Normandie Energie Marine (ONEM) et de Ports Normands Associés (PNA), présidés tous deux par Laurent Beauvais.

Anticiper pour accueillir de nouvelles activités en lien avec les Energies Marines Renouvelables

A la suite de la réunion du Comité Syndical de ce jour, les élus de PNA ont officiellement lancé les travaux d’extension du port de Cherbourg en grande rade, travaux de grande envergure qui vont marquer l’histoire du développement du port. En effet, compte tenu de l’affectation sur les terre-pleins portuaires de l’unité industrielle ALSTOM pour l’éolien offshore et le hub d’assemblage EDF du parc de Courseulles-sur-Mer, les espaces immédiatement disponibles sont devenus limités pour accueillir de nouvelles activités.

Convaincu de ses atouts et de ceux du territoire, PNA a décidé d’engager ces travaux d’extension pour être en capacité d’accueillir la filière hydrolienne mais également des activités complémentaires liées à l’éolien en mer.

La désignation, fin 2014, de GDF/Alstom et EDF EN/ DCNS comme lauréats de l’Appel à Manifestation d’Intérêt fermes pilotes hydroliennes constitue une étape décisive vers un développement industriel de cette technologie. Or, le port de Cherbourg dispose d’un avantage incontestable : la proximité du Raz Blanchard.

Concernant l’éolien en mer, le port compte sur ses atouts pour disputer de nouvelles activités : fondations, câbles, assemblage de champs du sud de l’Angleterre et d’autres champs français…

En ce sens, le Comité Syndical vient de prendre en considération, à la demande d’EDF, la possibilité de créer un nouveau quai lourd au Nord du quai des Flamands, afin de pouvoir répondre au traitement simultané des assemblages des fermes de Courseulles-sur-Mer et de Fécamp.

 

 

Un investissement soutenu par l’UE, la BEI et l’Etat

« Le financement du projet d’extension d’un montant de 50 M€ résulte d’un choix budgétaire fort de la Région Basse-Normandie et du Département de la Manche, et d’un soutien important de l’Etat et de l’Europe » a souligné Laurent Beauvais, Président de PNA. La qualité et la cohérence du projet, associées à ses effets en termes de croissance territoriale et d’emploi ont ainsi convaincu l’Etat, l’Union Européenne et la Banque Européenne d’Investissement de soutenir le projet de PNA. Ainsi, le FEDER et le Contrat de Plan Inter-Régional (CPIER) contribueront à hauteur de près de 25 M€ en subventions. De son côté, la BEI a accordé un prêt aux conditions avantageuses.

Le projet bénéficie donc d’un mode de financement vertueux et économe en financement public local.

Des travaux d’envergure, un chantier exceptionnel

Les travaux vont débuter à partir de la mi-mars. D’une durée de 18 mois, ils seront menés par l’entreprise SODRACO, filiale du groupe belge Jan de Nul, associée à DTP terrassements, filiale de Bouygues Construction. Ils consistent à créer une digue d’enclôture de 1,8 km de long composée de 250 000 tonnes d’enrochements de 5 à 6 tonnes chacun. Celle-ci permettra de contenir les 5 millions de m3 de matériaux dragués constituant les futurs terre-pleins. Des moyens exceptionnels seront donc utilisés pour réaliser ce chantier d’envergure.

Pour cela, une 1ère phase des travaux d’une durée de 7 à 8 mois consistera à draguer et dérocter le fond marin entre la passe de l’Ouest et les terre-pleins des Flamands. Ces matériaux de gros calibres constitueront une partie du coeur de la digue. Cet apport sera complété par des enrochements extraits de carrières terrestres, notamment locales, acheminés par camions.

Au fur et à mesure de l’avancement de la construction de la digue, des dragues vont apporter le sable qui formera le remblai.

Pour réaliser cette opération, l’entreprise SODRACO s’est engagée conformément aux modalités du marché à recruter à hauteur de 5% minimum des heures totales du chantier, des personnes éloignées de l’emploi.

Réunion d’information publique

Dans la continuité de la concertation publique réalisée fin 2012 sur le projet, une information relative aux travaux sera donnée aux usagers et riverains au regard de l’importance du chantier. Ce sera également l’occasion de faire le point sur les mesures d’accompagnement du projet.

Communiqué de Ports Normands Associés, février 2015