Divers
Chute alarmante du nombre d'espèces de poissons

Actualité

Chute alarmante du nombre d'espèces de poissons

Divers

La diversité marine des océans est menacée. Depuis dès années, les scientifiques tentent d'alerter l'opinion publique, sans grands résultats pour le moment. Une étude publiée dans le magazine Science vient une nouvelle fois démontrer la gravité de la situation. Selon cette enquête, le nombre d'espèces de poissons a baissé de façon alarmante, un partout dans le monde, notamment dans des secteurs reconnus autrefois pour leur richesse marine. Pour les spécialistes, la pêche excessive et les changements climatiques sont les conséquences directes de cette hécathombe. Là où les pêcheurs pouvaient prendre en 1950 une vingtaine d'espèces de poissons, ils n'en remontent plus aujourd'hui que 5 à 10. «On assiste à un désastre au ralenti sur les deux tiers de la surface de la planète. C'est le plus grand écosystème au monde et il est en train de s'écrouler sous nos yeux sans qu'on réagisse», affirme Boris Worm, l'un de auteurs de la recherche publiée par Science. Les scientifiques ont analysé les données de pêches des chalutiers japonais sur un demi siècle et planché sur les recherches menées ces 15 dernières années en Australie et aux Etats-Unis. Tous les poissons sont touchés, à commencer par le thon, le makaire et l'espadon qui ont connu une chute de 50 % en 50 ans.

Le climat au banc des accusés

La pêche, trop souvent pointée comme unique responsable n'est pas la seule a détruire la diversité marine. Les changements climatiques affectent également la température de surface des océans et donc, les poissons qui y vivent. Cette situation expliquerait la disparition des grosses espèces de secteurs réputés poissonneux au milieu du siècle dernier. Pour Boris Worm, les conséquences futures sont simples: Certaines espèces pourraient disparaître et les pêcheurs ne trouveront plus de quoi remplir leurs filets: "La réduction de la diversité des espèces rend les océans moins productifs. Les stocks s'adaptent moins bien aux changements climatiques et sont plus sujets à un effondrement».