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Cinq îles des Salomon ont disparu ces dernières décennies

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Cinq îles des Salomon ont disparu ces dernières décennies

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La montée des eaux et l’érosion ont provoqué la disparition de cinq îles de l’archipel des Salomon, en Océanie, et six autres sont fortement touchées. C’est ce que révèle une étude scientifique australienne publiée le 7 mai : « Au moins 11 îles à travers la partie nord des Salomon ont soit totalement disparu, ou ont été confrontées à une très sévère érosion au cours des dernières décennies ».

Les chercheurs se sont intéressés à l’évolution de 33 îles dans ces zone, sur la base de photographies aériennes et de vues satellite prises de 1947 à 2014, imagerie complétée par des données historiques et les connaissances locales.

Les cinq îles qui ont été submergées avaient une superficie d’au moins 5 hectares, étaient recouvertes de végétation, non habitées mais fréquentées par les pêcheurs locaux. Et sur celles qui sont grignotées par la mer, il a fallu dans plusieurs cas abandonner des villages qui existaient depuis au moins 1935, obligeant les habitants à s’implanter ailleurs. Rien qu’entre 2011 et 2014, sur les lieux étudiés, 10 maisons situées en bord de mer ont été détruites.

Cité par l’AFP, Simon Albert, chercheur à l’Université du Queensland, en Australie, rappelle que la montée du niveau de la mer dans la zone des Salomon est trois fois supérieure à la moyenne mondiale et que l’érosion des côtes est forte en raison de puissantes vagues.

Alors que la NASA a estimé en 2015 inévitable une élavation d’un mètre des océans dans les 100 à 200 ans, l’Académie américaine des sciences a publié en février une étude démontrant que la montée des eaux s’accélérait sous l’effet de la fonte des glaces, liée à une hausse des températures à laquelle l’activité industrielle humaine a largement contribué depuis le XIXème siècle. Un changement climatique dont les petits Etats insulaires, comme les Salomon, sont les premières victimes.

Et le phénomène  pourrait malheureusement s’amplifier, provoquant de plus en plus de migrations contraintes. Ainsi, après la disparition de petits villages aux Salomon, Taro, capitale de la province de Choiseul où vive plusieurs centaines d'habitants, devra probablement être évacuée dans les prochaines années à cause de la montée des eaux.