Histoire Navale
Cinq nouveaux submersibles à la Cité de la Mer de Cherbourg

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Cinq nouveaux submersibles à la Cité de la Mer de Cherbourg

Histoire Navale

Cette année, la Cité de la Mer, implantée au coeur de la gare maritime transatlantique de Cherbourg, présente au public cinq nouveaux engins submersibles. Ces pièces complètent l'arrivée en 2005 d'une tourelle de plongée et de caissons hyperbares, exposés auparavant à La Cité des Sciences de La Villette. Aux côtés du sous-marin nucléaire lanceurs d'engins Le Redoutable et du bathyscaphe Archimède s'est mis progressivement en place la plus belle collection d'engins ayant participé à l'aventure de la plongée profonde dans la seconde moitié du XX ème siècle. « Cherbourg est ainsi le seul centre mondial offrant au grand public une telle collection, aussi diversifiée », se félicite le parc à thème. Afin de permettre au public de découvrir cette entreprise exceptionnelle, un parcours spécial a été mis en place. Le visiteur débute son immersion au pied du bathyscaphe Archimède, puis pénètre dans le Pavillon des Expos Permanentes et achève sa visite par la station abyssale Henri Germain Delauze. Créateur de la société d'ingénierie sous-marine Comex, Henri Germain Delauze s'est vu confier par le CNRS, en 1961, la responsabilité technique de l'Archimède, conçu pour descendre à 14.000 mètres. Le 26 juillet 1962, accompagné d'un scientifique japonais et d'un pilote de la Marine française, il s'enfonçait dans la fosse des Kouriles (Japon), atteignant la profondeur de 9 545 mètres.

De la jeep des mers à la station abyssale reconstituée

Parmi les mini-sous-marins exposés au public, Total Sub est installé au pied d'Archimède. Surnommé la Jeep des mers, il peut amener 5 plongeurs équipés de masques respiratoires jusqu'à 60 mètres de profondeur. C'est ce qu'on appelle un « sous marin humide », car l'eau pénètre à l'intérieur. Extrêmement rapide sous l'eau, il fut utilisé par le groupe Total pour les déplacements des plongeurs jusqu'aux zones de travail. Autre invention à découvrir, Remora 600. Ce sous-marin d'observation, capable de plonger à 600 mètres, a été construit en 1987. Grâce au grand hublot hémisphérique, le pilote dispose d'une vue panoramique et manoeuvre l'engin avec un joystick de contrôle. La tourelle de plongée Comex est, quant à elle, installée sur le pont d'un bâtiment de surface. Tel un ascenseur, elle permet à une équipe de plongeurs de descendre travailler en saturation et de remonter à la station hyperbare. Enfin, le parcours s'achève par un espace de 130 m² entièrement consacré à Henri Germain Delauze et à l'aventure de la Comex. Pénétrant sous le grand Aquarium Abyssal, tel un océanaute regardant la surface depuis le fond, le visiteur peut s'imaginer en situation de plongée grâce au sous-marin Remora suspendu au dessus de sa tête, tous projecteurs allumés. Puis, une fois passée la porte étanche factice, le visiteur découvre l'ensemble hyperbare, reconstituant une «station abyssale». Comme installée sur le pont d'un bateau de travail, la station recomposée accueille le caisson vie, où la promiscuité est de rigueur ; le caisson humide, salle de douche et zone d'équipement des plongeurs ; et le sas, dans lequel passe le personnel pour y subir les compressions et décompressions nécessaires. Le public traverse ces caissons factices à la découverte des films, panneaux explicatifs et reconstitution de l'univers quotidien, exigu des plongeurs en saturation. Concept original de la Comex, la station hyperbare accueille les plongeurs organisés le plus souvent en 3 équipes de travail, qui opèrent des rotations sur le chantier sous-marin toutes les 8 heures. Le confinement des hommes sous pression leur permet de descendre jusqu'à 460 mètres de profondeur, grâce à la tourelle de plongée. Les missions durent 15 jours à 1 mois en fonction des besoins.
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