Divers
Clemenceau : Le franchissement du canal de Suez pourrait intervenir ce week-end

Actualité

Clemenceau : Le franchissement du canal de Suez pourrait intervenir ce week-end

Divers

Arrivé au large de Port Saïd il y a une semaine, l’ancien porte-avions pourrait débuter ce week-end sa descente vers la mer Rouge. Après la remise à l’Egypte des documents réclamés sur la présence à bord de produits toxiques, le ministère de la Défense et l’agence Suez Canal Authority (SCA) réglaient hier les dernières formalités, après une inspection technique du navire par le ministère égyptien de l’environnement. Le passage d’une grande carcasse telle que la coque du « Clem » est une opération lourde, qui nécessite une importante préparation, d'où ce délai d'attente. D’ordinaire, la traversée du canal est opérée en convois, l’un montant, l’autre descendant, qui se croisent à mi chemin, dans le lac Amer. La vitesse moyenne de ces convois est de 10 nœuds, alors que le remorquage de l’ex porte-avions ne dépasse pas 4 ou 5 nœuds. De plus, le transit du Clemenceau dans un canal représente certains risques, le navire étant dépourvu de moyens de propulsion. Le Q 790 est donc pris en charge par un second remorqueur, placé à l’arrière et destiné à freiner ce poids mort. Par mesure de sécurité, les autorités égyptiennes ont accepté un franchissement hors convoi. Compte tenu du trafic important de Suez (17.000 bateaux par an), le Clem est susceptible de faire une halte dans le lac Amer, afin de ne pas retarder outre mesure les navires commerciaux. En tout état de cause, la longueur du canal étant de 163 kilomètres, il faudra au moins 24 heures à l’ancien porte-avions pour rejoindre la haute mer. Commencera alors la descente vers la corne d’Afrique puis la remontée vers les chantiers de démolition indiens, qu’il doit atteindre début mars.

Jacques Chirac en Inde le 13 février

Les associations anti-amiante, qui protestent contre le ferraillage du Clemenceau à Alang, dénoncent une violation de la Convention de Bâle sur l’exportation des déchets toxiques. En Inde, après un avis négatif remis par la commission d’exportation des produits toxiques, la Cour suprême doit se prononcer sur la légalité du transfert d’un navire de guerre partiellement amianté. Lundi, Michèle Alliot-Marie a réitéré que la quantité d’isolant cancérigène encore à bord n’était que de « 45 tonnes », sur les 220 tonnes d’amiante contenues à l’origine, rappelant le travail de désamiantage réalisé à Toulon : « Malgré tout cela, certains, et notamment quelques associations, ont contesté les différentes décisions et les différentes procédures à différents niveaux. Tous les recours qui ont été intentés ont été systématiquement rejetés par la justice. Néanmoins, il est vrai que toute cette agitation a pu inquiéter certains de nos partenaires. Les Egyptiens nous ont demandé des renseignements que nous leur avons fournis (…) De la même façon et pour les mêmes raisons, la Cour suprême indienne nous a demandé des renseignements que nous allons lui transmettre : nous lui transmettrons l'ensemble des informations dont nous disposons, qui ont fondé notre action et qui ne devraient pas manquer de convaincre la Cour suprême ». Cette dernière, qui devait rendre sa décision le 20 janvier, l’a finalement repoussée au 13 février. Par un étonnant hasard du calendrier, il s’agirait précisément de la date prévue pour le début d’une visite officielle en Inde de Jacques Chirac.

Porte-avions Clemenceau | Toute l'actualité passée du « Clem »