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Clemenceau : Le nettoyage de la coque n'aurait pas provoqué de pollution

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Clemenceau : Le nettoyage de la coque n'aurait pas provoqué de pollution

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La semaine dernière, une plainte avait été déposée pour pollution des eaux suite aux opérations de nettoyage de la coque de l'ex-porte-avions Clemenceau dans la base navale de Brest. Les associations environnementales redoutaient, en effet, que le grattage des oeuvres vives du bateau ne provoque une dissémination dangereuse de tributylétains (TBT), substance toxique contenue dans la peinture. Mais, vendredi, la Marine nationale a contrattaqué en publiant les résultats d'analyses menées après la campagne de nettoyage du Q790, début janvier. « Les premiers résultats d'analyse ont donné une teneur moyenne en TBT de 13 ng/l (nano-grammes par litre) sur l'ensemble de la colonne d'eau, à rapporter à une valeur moyenne sur les 3 dernières années de 9 ng/l. Ces concentrations sont très faibles et se situent aux limites de détection de ces substances », explique la marine. Selon elle, par rapport aux autres points de prélèvements de la rade, « elles sont du même ordre de grandeur, et inférieures aux concentrations relevées à l'embouchure de la Penfeld qui sont de 16 ng/l pour la même période ». Et la flotte d'ajouter, pour mémoire, que « les concentrations moyennes relevées dans le port militaire en 1992 étaient de 80 ng/l, et (qu') elles n'ont cessé de décroître depuis ».
Mené du 5 au 10 janvier, le nettoyage de la partie immergée de l'ex-Clemenceau visait à retirer des algues et concrétions qui s'y étaient déposées depuis le retour du navire à Brest, en 2006. Cette opération était impérative pour répondre à la règlementation environnementale en vigueur au Royaume-Uni, où le Q790 va être démantelé par les chantiers Able UK.

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