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Clemenceau : Technopure visé par une enquête

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Clemenceau : Technopure visé par une enquête

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La société, qui avait procédé au désamiantage partiel de l’ancien porte-avions, avant d’être remplacée par Pestocid, devra s’expliquer sur le cheminement des produits toxiques extraits par ses soins. Après la découverte de la disparition de 30 tonnes d’amiante sur les 115 officiellement retirées, deux procédures ont été ouvertes. Une enquête administrative, menée ces derniers jours par le Contrôleur général des Armées, parle de soupçons d’irrégularités pendant les travaux : « Ce ne sont pas les bordereaux de Pestocid mais ceux de Technopure qui posent problème. Il y a une différence entre ce que l’entreprise dit avoir enlevé et ce qui est arrivé au centre d’enfouissement de Bellegarde », explique-t-on au ministère de la Défense. L’Armée disposerait des bordereaux de départ, confirmant l’extraction de 115 tonnes de produits amianté. Or, la pesée réalisée à Bellegarde montre la perte d’une partie de ces produits. Sauf erreur administrative, hypothèse également soulevée par le ministère, la piste d’un détournement est étudiée. Les 30 tonnes volatilisées ne sont pas de l’amiante pure mais de produits contenant cet isolant, notamment du petit matériel et des équipements susceptibles d’être recyclés. Pour faire la lumière sur cette disparition, le procureur de la République de Marseille a ouvert, à la demande de Mihèle Alliot-Marie, une enquête sur la disparition d’un certains nombre d’équipements du Clemenceau. Si la responsabilité de Technopure est démontrée, les investigations pourraient déboucher sur l’ouverture de poursuites judiciaires.

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