Marine Marchande
CMA CGM baptise au Havre son nouveau géant

Reportage

CMA CGM baptise au Havre son nouveau géant

Marine Marchande
Vie Portuaire

A chaque fois, c’est un peu plus impressionnant… En 2006, CMA CGM baptisait au Havre le Medea, un navire de 349 mètres et 9415 EVP célébré à l’époque pour son gabarit exceptionnel. Puis, quatre ans plus tard, une nouvelle bouteille se brisait sur la coque d’un vaisseau encore plus imposant, le Christophe Colomb, mastodonte de 365 mètres et 13.830 EVP. On pensait alors atteindre des sommets. C’était sans compter avec l’irrésistible essor du transport maritime et la course au gigantisme sur les lignes reliant l’Asie à l’Europe. Hier, au Havre, le dernier né de l’armement français a eu à son tour le droit à un beau baptême, avec pour marraine Catherine Hayot (*).

 

(© : FABIEN MONTREUIL)

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L'équipage du CMA CGM Kerguelen (© : FABIEN MONTREUIL)

L'équipage du CMA CGM Kerguelen (© : FABIEN MONTREUIL) 

Cérémonie de baptême (© : FABIEN MONTREUIL)

Cérémonie de baptême (© : FABIEN MONTREUIL) 

Bénédiction par le père Guy Pasquier de la Mission de la Mer (© : FABIEN MONTREUIL)

Bénédiction par le père Guy Pasquier de la Mission de la Mer (© : FABIEN MONTREUIL) 

Bénédiction par le père Guy Pasquier de la Mission de la Mer (© : FABIEN MONTREUIL)

Bénédiction par le père Guy Pasquier de la Mission de la Mer (© : FABIEN MONTREUIL) 

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Les familles Saadé et Hayot (© : FABIEN MONTREUIL)

Les familles Saadé et Hayot (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Surclassant les unités de 16.000 EVP arrivées à partir de 2012 – dont le Jules Verne baptisé à Marseille en 2013, le CMA CGM Kerguelen détient à son tour le titre de plus gros porte-conteneurs de l’armement français. Ce dernier aligne désormais une flotte de plus de 460 navires, dont 22 battent pavillon tricolore. Comme ses grands aînés, le nouveau porte-conteneurs a pris le nom d’un explorateur, en l’occurrence le Breton Yves Joseph de Kerguelen, qui découvrit en 1772 l’archipel éponyme, situé au cœur de l’océan Austral.

 

(© : FABIEN MONTREUIL)

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Jusqu’à 109 km de conteneurs mis bout à bout

Avec ses 398 mètres de long pour une largeur de 54 mètres et un tirant d’eau de 16 mètres, le fleuron de CMA CGM offre une capacité de 17.722 EVP, soit 109 kilomètres de conteneurs mis bout à bout, avec 1254 prises reefer pour des conteneurs réfrigérés servant au transport de produits frais. Vu du quai, le navire est immense et, vu des larges ailerons de sa passerelle, l’impression est identique. Les énormes portiques du Terminal de France dominent à peine le Kerguelen, dont la silhouette massive surplombe les immenses terre-pleins gorgés de boites provenant du monde entier.

 

(© : FABIEN MONTREUIL)

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La passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

La passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

La passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

La passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Vue depuis les ailerons de passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Un unique moteur de 90.000 cv

Pour faire avancer le colosse, qui affiche un port en lourd de plus de 180.000 tonnes, il n’y a qu’un seul moteur. Mais quelle machine ! Pour la rejoindre, la descente dans les entrailles du navire est assez vertigineuse. Le volume du compartiment et le moteur qui trône à l’intérieur sont à l’image du bateau, tout  simplement énormes. Le MAN B&W 11S90ME-C9.2, un moteur deux temps de 11 cylindres en ligne, est directement couplé à l’hélice, ce qui évite de passer par un système de réducteur/inverseur. Il développe 64 MW, soit environ 90.000 cv, permettant au CMA CGM Kerguelen d’atteindre 21 nœuds. La poussée est équivalente à celle des réacteurs de 10 Airbus A380. Quant à la production électrique du bord et l’alimentation des conteneurs réfrigérés, elle est assurée par quatre groupes électrogènes totalisant 14 MW, une puissance qui serait suffisante pour alimenter une ville de 16.000 habitants.

 

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL)

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL)

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL)

Le moteur principal (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL)

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL)

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL)

Le PC Machines (© : FABIEN MONTREUIL) 

Ateliers (© : FABIEN MONTREUIL)

Ateliers (© : FABIEN MONTREUIL) 

Ateliers (© : FABIEN MONTREUIL)

Ateliers (© : FABIEN MONTREUIL) 

(© : FABIEN MONTREUIL)

(© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Optimisations tous azimuts pour réduire la consommation

Pour réduire la consommation d’un tel navire, qui peut brûler plus de 300 tonnes de combustible quotidiennement, l’armement bénéficie des efforts entrepris ces dernières années par les motoristes pour rendre leurs machines plus performantes, ainsi que les études menées par les bureaux d’architecture et les chantiers navals afin d’optimiser les formes de carène. Le CMA CGM Kerguelen adopte un safran suspendu à bords orienté avec bulbe, qui améliore l’hydrodynamisme et permet de réduire significativement la dépense énergétique. Le design de l’hélice est lui aussi optimisé.

Le moteur à injection électronique dont dispose le navire offre, quant à lui, un gain moyen de 3% sur la consommation de carburant et de 25% sur les besoins en huile. Cela, par rapport aux machines de la génération précédente, qui avaient notamment été développées à l’époque où la vitesse des porte-conteneurs pendant leur rotation était nettement plus élevée. Suite à la crise de 2008 et pour réduire les frais de soute, qui représentent pour un armement comme CMA CGM un coût annuel de plusieurs milliards d’euros, des vitesses plus lentes (slow steaming) ont été adoptées. Dans cette perspective, le moteur principal a été équipé d’un système de by-pass des gaz d’échappement. Objectif : améliorer l’efficacité énergétique à faible charge, permettant une diminution de la consommation de 1.5% à vitesse réduite (18/19 nœuds). Dans le même esprit, les lignes de coque, ainsi que le bulbe d’étrave, ont été adaptées à ces allures moins élevées.

 

 

Grâce à toutes ces mesures, déjà mises en œuvre sur les porte-conteneurs entrés en flotte ces dernières années mais qui sont progressivement améliorées, les coûts d’exploitation sont significativement réduits. Ce facteur s’ajoutant à la massification offerte par des unités toujours plus grosses, le coût du transport de marchandises baisse et la profitabilité, ou la compétitivité, augmente mécaniquement.

Baisse significative des émissions de CO2

Conséquence très positive de cette évolution découlant à la base d’un intérêt économique, l’impact du navire sur l’environnement est minimisé puisque les rejets de gaz à effet de serre diminuent. Ainsi, depuis 2005, CMA CGM a réduit ses émissions de CO2 d’un tiers et se fixe comme objectif de les baisser de 50% d’ici la fin 2015. Selon l’armement, grâce à ses appendices et son moteur optimisés, l'index d'efficacité énergétique du Kerguelen est inférieur de 30% à la norme maximale imposée par l’Organisation Maritime Internationale et déjà conforme aux objectifs fixés par l’OMI à 2025. Sur ce navire, le bilan carbone est de seulement 37 grammes de CO2 par kilomètre et par EVP.

 

(© : CMA CGM)

(© : CMA CGM) 

 

Des eaux de ballast traitées aux ultraviolets

Afin de préserver l’environnement marin et la faune aquatique de l’invasion d’organismes étrangers qui voyagent avec les eaux de ballast, le navire est équipé d’un système de traitement. Traitées à la fois au moment du pompage et du déballastage, les eaux sont filtrées et passées sous des lampes UV, ce qui permet de rejeter à la mer une eau entièrement débarrassée de tout organisme vivant. CMA CGM précise avoir retenu spécifiquement ce système du fait qu’il ne rejette aucun produit chimique dans la mer.

Le Kerguelen dispose en outre d’une cuve de décantation supplémentaire. Des réservoirs additionnels permettent de traiter les eaux de cale, de machine et les eaux grises. De plus, l’équipement de pont est entièrement électrique pour éviter toute fuite de liquide hydraulique.

 

(© : FABIEN MONTREUIL)

(© : FABIEN MONTREUIL) 

 

FORS et courant à quai

Alors qu’un système de remorquage d’urgence est installé à l’avant, le porte-conteneurs est équipé du Fast Oil Recovery System. Grâce à cette technologie de gestion de la pollution, il est possible à tout moment de pomper rapidement les hydrocarbures situés dans les soutes sans avoir à percer la coque.

On notera enfin que le navire a été pré-équipé pour pouvoir se connecter au réseau électrique terrestre lors des opérations à quai et, ainsi, ne pas avoir besoin de faire tourner ses générateurs lors des escales dans les ports.  Il s’agit, là aussi, de limiter les émissions polluantes.

 

Le commandant Coat à la passerelle (© : FABIEN MONTREUIL)

Le commandant Coat à la passerelle (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Le commandant Coat à la manoeuvre

 

Battant pavillon britannique, le CMA CGM Kerguelen est armé par 26 marins (officiers croates et équipage philippin) et deux officiers élève, avec à leur tête Pierre Gilles Coat. Ce commandant français a, en fait, pris la barre du navire lors de son escale à Tanger la semaine dernière et reste à bord pour la tournée des ports du nord. A l’issue, il confiera le navire au Croate Igor Sikic, commandant en titre du Kerguelen. Entré dans la compagnie en 1975, Pierre Gilles Coat explique son parcours à la passerelle du porte-conteneurs et rappelle qu’en 40 ans, les navires ont considérablement évolué. Son premier bateau, un géant en son temps, était un 4000 boites. Puis il est passé sur 6000 et 8000, avant de prendre le commandement d’un navire de 13.000 EVP. Il s’agissait des premiers porte-conteneurs de CMA CGM à disposer d’un château déporté sur l’avant, seule une petite superstructure subsistant sur le tiers arrière pour la cheminée. Cette nouvelle architecture fut, selon le commandant Coat, une petite révolution, puisqu’il a dès lors fallu tenir compte, pour manœuvrer, des 200 mètres de coque derrière la passerelle, auparavant située près de la poupe. Mais, dit-il, il fut très agréablement surpris par ces navires, qu'il présente comme très manoeuvrants malgré leur taille et leur forte puissance.

 

Le CMA CGM Kerguelen au Havre (© : CMA CGM)

Le CMA CGM Kerguelen au Havre (© : CMA CGM) 

 

Une rotation de 77 jours entre l’Asie et l’Europe

 

Construit par le chantier Samsung Heavy Industries de Geoje, en Corée du Sud, le CMA CGM Kerguelen a été livré le 31 mars. Il est exploité sur le FAL 1, la grande ligne historique du groupe reliant l’Asie et l’Europe. En 77 jours, les navires affectés à ce service, qui suit la plus grande route commerciale de la planète, effectuent une rotation complète, desservant les ports chinois de Ningbo, Shanghai, Xiamen, Yantian, Hong Kong et Chiwan, puis Port Kelang en Malaisie. Dans le sens Est-Ouest, les porte-conteneurs filent ensuite directement vers Tanger Med, au Maroc, avant de passer par les ports du range nord européen. D’abord Southampton, puis Hambourg, Bremerhaven, Rotterdam, Zeebrugge et Le Havre. Alors que CMA CGM a transporté, en 2014, quelques 6 millions de tonnes de marchandises depuis la France vers tous les pays du monde, les porte-conteneurs du FAL 1 embarquent dans le port normand un fret très varié. Il y a là des produits agricoles (mais, blé, pommes de terre, lait), des produits alimentaires (sandwiches et plats cuisinés), de la levure de boulangerie, du vin, du champagne et des spiritueux, des produits d’entretien ménagers ou encore des pneumatiques. Après Le Havre, dernière escale nord-européenne du FAL 1, les navires filent vers Malte, avant de rallier les Emirats et de revenir en Chine.

 

Le FAL 1 (© : CMA CGM)

Le FAL 1 (© : CMA CGM) 

 

Le FAL 1, colonne vertébrale du réseau de CMA CGM

 

Alignant pas moins de 30 navires de 11.400 à 17.722 EVP, les plus gros de CMA CGM, le FAL 1 offre une liaison hebdomadaire à jour fixe entre la Chine centrale et la Chine du sud, principales zones exportatrices du pays, et l’Europe du nord. La desserte directe de Southampton et de Hambourg permet, selon la compagnie, d’offrir aux importateurs européens les temps de transport les plus rapides du marché. Mais le FAL 1 n’est pas le seul à relier l’Europe et l’Asie. En fait, CMA CGM compte 8 services sur ce marché, le plus important de l’armateur français. « Le CMA CGM Kerguelen a intégré le service FAL qui est la colonne vertébrale du réseau de lignes du groupe. Ce lancement conforte la stratégie de l’entreprise qui, il y a 20 ans, s’établissait en propre en Chine, et qui exploite aujourd’hui 34 services au départ de la Chine, vers l’Europe mais aussi vers l’Amérique du Nord et du Sud, vers l’Australasie et vers l’Afrique, soit un départ toutes les 5 heures. A ceci, il faut ajouter les 20 services hebdomadaires de notre filiale Cheng Lie Navigation, le spécialiste de l’Intra-Asie », précise Nicolas Sartini, patron des lignes Asie-Europe de CMA CGM.

 

Le commandant Coat et Nicolas Sartini (© : FABIEN MONTREUIL)

Le commandant Coat et Nicolas Sartini (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

« Un atout stratégique majeur pour notre groupe »

La compagnie, qui emploie 20.000 collaborateurs, dont 4700 en France (avec 5000 marins, y compris 540 Français), a transporté l’an dernier 12.2 millions d’EVP et réalisé un chiffre d’affaires de 16.7 milliards de dollars. En tout, CMA CGM exploite 170 services à travers le monde, avec 400 ports d’escale dans 160 pays. L’Hexagone profite de 38 de ces services, qui desservent Le Havre (24) et Marseille-Fos (11), mais aussi Dunkerque, Nantes Saint-Nazaire et Rouen.

Avec le CMA CGM Kerguelen, le groupe français, numéro 3 mondial du transport maritime conteneurisé, passe un nouveau cap. C’est ce qu’a rappelé hier, à l’occasion du baptême de son nouveau fleuron, Jacques Saadé : «  Le CMA CGM Kerguelen est un atout stratégique majeur pour notre groupe, il renforce notre compétitivité et contribue à poursuivre notre croissance ».  

 

Jacques Saadé, fondateur et président de CMA CGM (© : FABIEN MONTREUIL)

Jacques Saadé, fondateur et président de CMA CGM (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le CMA CGM Kerguelen (© : FABIEN MONTREUIL)

Le CMA CGM Kerguelen (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

Cinq sisterships en attendant des 20.000 EVP l’an prochain

Suivant la grande tendance des réseaux globalisés et de la massification des échanges, le nouveau navire ne va d’ailleurs pas rester longtemps seul en son genre. Dès ce mois-ci, une seconde unité de près de 18.000 EVP, le CMA CGM Georg Foster, doit être achevée. Et quatre autres sortiront des chantiers asiatiques d’ici la fin de l’année. Sur cette nouvelle série de six géants, tous appelés à rejoindre le FAL 1 où ils remplaceront des navires plus petits, trois sont réalisés en Corée du sud et trois autres en Chine. Et les chantiers chinois vont enchainer avec trois porte-conteneurs encore plus gros. Ces mastodontes de 400 mètres de long et 59 mètres de large (deux rangées de conteneurs en plus en largeur) pourront transporter 20.000 EVP. Leur livraison est prévue fin 2016/début 2017.

D’autres navires pour profiter de l’élargissement de Panama

En parallèle de la montée en puissance des lignes Asie-Europe du Nord, d’ autres navires vont rejoindre la flotte de CMA CGM pour être opérés sur différents marchés. Le carnet de commandes, qui compte en majorité des bateaux affrétés, comprend ainsi 20 unités de 9400 EVP pour les lignes nord/sud (Afrique du sud – Inde - Amérique latine), livrables d’ici la fin de l’année prochaine. Ils font partie d’une série de 28 porte-conteneurs commandés en Chine et dont les 8 premiers exemplaires (allant jusqu’à 10.900 EVP), optimisés pour franchir le détroit du Bosphore, ont été mis en service entre juin 2014 et mars 2015.

Les unités à venir vont notamment permettre à CMA CGM de bénéficier de l’élargissement du canal de Panama, qui doit être opérationnel dans sa nouvelle configuration en avril 2016 et va offrir de nouvelles opportunités aux armateurs, qui pourront faire passer des navires bien plus gros par ses nouvelles écluses.

Des petites unités pour la Baltique et la Guyane

On notera, enfin, la commande de trois porte-conteneurs de 2100 EVP avec coque renforcée glace pour les lignes vers la Russie et la Baltique, ainsi que trois nouveaux bateaux de 2500 EVP conçus spécifiquement pour desservir la Guyane.

Quant à savoir si l’on assistera bientôt à la mise en service d’un porte-conteneurs de 18.000 EVP immatriculé en France, rien n’est annoncé pour le moment. Mais il se murmure sur les quais qu’un nouveau baptême pourrait se dérouler au Havre au mois de septembre avec le futur Bougainville, l’un des sisterships du Kerguelen. Deux inaugurations aussi rapprochées dans le même port, ce n’est pas courant et, avec un peu de chance, cela peut signifier que le pavillon tricolore point à l’horizon…

En attendant, le Kerguelen, qui était arrivé dimanche dans le port normand, a appareillé hier vers 18 heures, escorté par les jets d'eau des remorqueurs , afin de poursuivre sa desserte des ports européens. 

 

Le CMA CGM Kerguelen à son départ du Havre hier (© : FABIEN MONTREUIL)

Le CMA CGM Kerguelen à son départ du Havre hier (© : FABIEN MONTREUIL) 

Le CMA CGM Kerguelen à son départ du Havre hier (© : FABIEN MONTREUIL)

Le CMA CGM Kerguelen à son départ du Havre hier (© : FABIEN MONTREUIL) 

 

(*) Biographie de Catherine Hayot, marraine du CMA CGM Kerguelen

Catherine Hayot, de son nom de jeune fille Catherine Brichant, est l’épouse de Bernard Hayot, Fondateur du groupe Bernard Hayot, GBH. Employant 8500 collaborateurs dans le monde, GBH s’est développé dans le monde entier.  

Après avoir été diplômée des Arts Décoratifs de la rue Beethoven à Paris, Catherine Hayot a travaillé quelques années à l'Agence de Publicité R.L.Dupuy.

En 1967, elle épouse Bernard Hayot et s'installe en Martinique. Ils ont 4 enfants et aujourd'hui 14 petits enfants.

Catherine Hayot a travaillé dans le groupe GBH dans diverses activités, elle a dirigé entre autres un magasin Habitat pendant plusieurs années. Elle collabore discrètement mais avec une grande joie à la vie passionnante de son mari, très impliqué dans la vie des îles.

Catherine Hayot restaure avec passion trois demeures dont une classée monument historique.

Ses coups de coeur sont pour la peinture sur porcelaine, le tennis, le pilotage aérien et maintenant le golf.

A la suite de nombreux voyages en Haïti, elle a créé et gère l'Association « Agir Ensemble » axée principalement sur la scolarisation des jeunes haïtiens les plus démunis. 

 

Catherine Hayot lors de la cérémonie (© : FABIEN MONTREUIL)

Catherine Hayot lors de la cérémonie (© : FABIEN MONTREUIL) 

CMA CGM P&O Le Havre