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CMN : la série des HSI 32 passe à 67 unités
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CMN : la série des HSI 32 passe à 67 unités

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Le ministère saoudien de la Défense a annoncé la livraison des second et troisième lots d’intercepteurs du type HSI 32 commandés au constructeur normand CMN. Pour mémoire, le premier lot de trois unités avait été embarqué fin décembre 2019 à bord d’un cargo à Cherbourg afin de rejoindre l’Arabie Saoudite.

 

Deux des HSI 32 qui viennent d'être réceptionnés par la marine saoudienne (© MINISTERE SAOUDIEN DE LA DEFENSE)

Deux des HSI 32 qui viennent d'être réceptionnés par la marine saoudienne (© MINISTERE SAOUDIEN DE LA DEFENSE)

 

Entré en vigueur en novembre 2018, ce contrat portait initialement sur la réalisation de 39 intercepteurs, soit 21 à produire en France par CMN et 18 autres en transfert de technologie à Dammam par le groupe saoudien Zamil Offshore Services. Depuis, la série a été allongée avec 19 unités supplémentaires, à construire à Cherbourg, soit en tout pas moins de 58 HSI 32 pour la marine saoudienne. Cet allongement de la série se substitue en fait à la commande des trois Combattante FS56 du défunt programme libanais DONAS que Ryad a repris à son compte après son abandon en 2016, le contrat étant alors renommé SFMC (Saoudi French Military Contract). Quant aux patrouilleurs de 56 mètres qui étaient destinés à la marine libanaise, et qui ont été partiellement construits à Cherbourg, les coques inachevées sont en attente d’un repreneur.

Le HSI 32 est un intercepteur en aluminium de 32 mètres de long pour 7 mètres de large pouvant dépasser les 43 nœuds et franchir plus de 800 nautiques à 12 noeuds. Pouvant accueillir 12 marins, ces bateaux sont conçus pour la surveillance et la protection des approches maritimes et infrastructures sensibles, comme des plateformes offshore. Ils sont taillés pour l’interception des menaces nécessitant une grande célérité, comme les attaques terroristes ou la lutte contre les trafics illicites et la piraterie. Leur armement comprend un canon télé-opéré (dans le cas des unités saoudiennes un Narwhal de 20 mm fourni par Nexter) et des mitrailleuses. Les bateaux disposent par ailleurs de deux radars (surveillance et navigation) et un système électro-optique. Une rampe à l’arrière permet la mise en œuvre d’un semi-rigide de 4.8 mètres.

CMN a pour mémoire vendu ses premiers HSI 32 au Mozambique, qui a en a réceptionné six en 2016. Puis trois autres ont été construits en 2018 pour l’Angola. Ce qui porte donc, pour le moment, le nombre d’intercepteurs de ce type vendus par le constructeur cherbourgeois à 67 exemplaires, soit l’une des plus longues séries de bateaux de combat commercialisée par un industriel français.

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Constructions Mécaniques de Normandie | Actualité du chantier CMN de Cherbourg