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CNIM: Une version shore-to-shore du L-CAT

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CNIM: Une version shore-to-shore du L-CAT

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A l’occasion d’Euronaval, CNIM dévoile la version shore-to-shore de son Landing Catamaran. Alors que quatre L-CAT sont en service dans la Marine nationale (sous le nom d'EDAR) et deux autres dans la flotte égyptienne, qui les utilisent toutes les deux à partir de leurs bâtiments de projection et de commandement (BPC) du type Mistral, la nouvelle version STS n’a pas vocation à embarquer sur des unités amphibies.

Cette fois, CNIM vise un autre besoin opérationnel : celui de pouvoir transporter rapidement des hommes et du matériel de côte à côte, à partir d’une infrastructure portuaire ou d’une plage. Avec le même concept basé sur un catamaran en aluminium doté en son centre d’une plateforme élévatrice qui, en position basse, permet à l’engin de plager et dispose d’une capacité roll-on roll-off pour embarquer et débarquer indifféremment par l’avant ou l’arrière.

 

EDAR français (© : MARINE NATIONALE)

EDAR français (© : MARINE NATIONALE)

 

 

L-CAT égyptien (© : CNIM)

L-CAT égyptien (© : CNIM)

 

Un peu plus grand que le L-CAT classique, le L-CAT shore-to-shore mesure 32.5 mètres de long pour 13.6 mètres de large (contre 30x12.6 mètres) et voit sa capacité d’emport poussée à 100 tonnes (contre 80), avec toujours la possibilité d’embarquer une grande variété de véhicules, y compris des chars lourds tels que le Leclerc français, le M1 Abrams américain ou le Leopard 2 allemand. « Il peut déployer une section d’infanterie, un char lourd de combat, des véhicules blindés et du matériel militaire ou de secours en cas de catastrophe. Son design est unique : grâce à ses rampes avant-arrière et au mouvement de sa plateforme qui se soulève en transit et s’abaisse pour débarquer avec un faible tirant d’eau, il permet un débarquement rapide sécurisé », rappelle CNIM.

Par rapport à son aîné, le nouveau catamaran dispose d’une allonge plus grande pour assurer en toute autonomie et indépendance une connexion rapide. « Des optimisations hydrodynamiques ont permis d’améliorer son comportement à la mer, lorsqu’il doit affronter les vagues, prendre de la vitesse ou manœuvrer ». Avec une vitesse de 15 à 22 nœuds, cet engin peut, ainsi, parcourir jusqu’à 800 milles jusqu’à un état de mer 5.

 

L-CAT shore-to-shore (© : CNIM)

L-CAT shore-to-shore (© : CNIM)

 

Armé par un équipage de 6 marins, le L-CAT STC peut accueillir 54 passagers et dispose d’une passerelle fixe avec vision à 360 degrés. Spacieuse, elle peut accueillir jusqu’à 4 membres d’équipage, ce qui permet une centralisation des moyens de commandement. En effet, alors que le L-CAT « ship-to-shore » bénéficie de la protection de son bateau-mère, le L-CAT STC est un système autonome disposant de moyens propres de communication, de détection et d’autodéfense. Ceux-ci peuvent comprendre un canon télé-opéré de 20mm et deux mitrailleuses de 12.7mm.

Au-delà des opérations amphibies, le dernier-né de CNIM a été conçu pour répondre aux besoins de maintien de la sécurité dans les territoires maritimes, comme les grands archipels, ainsi qu’à des besoins civils comme l’évacuation de ressortissants ou de populations en zones sinistrées.

Parmi les différents marchés visés avec ce concept, on rappellera que CNIM est allié à FMG, filiale américaine du groupe italien Fincantieri, dans la compétition Maneuver Support Vessel Light – MSV(L) de l’US Army. Celle-ci souhaite se doter de 37 nouveaux engins destinés à remplacer ses chalands de débarquement du type LCM-8 Mike Boats, dont les plus vieux exemplaires sont en service depuis la fin des années 50.

 

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