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Comité interministériel de la mer : Un bilan et des ambitions

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Comité interministériel de la mer : Un bilan et des ambitions

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Le premier ministre François Fillon, accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, d'Eric Besson, ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, Marie-Luce Penchard, ministre en charge de l'Outre-mer, et Thierry Mariani, secrétaire d'État aux Transports, ont tenu un Conseil interministériel de la mer (CIMER), le vendredi 10 juin à Guérande. Après avoir visité une exploitation paludière de la presqu'île, les ministres ont fait le point sur la politique maritime de la France, notamment sur les orientations données lors du dernier CIMER, qui s'était tenu le 9 décembre 2009.

Le bilan, 18 mois après le dernier CIMER

Il y a un an et demi, le Conseil interministériel avait adopté le Livre Bleu « Stratégie nationale pour la mer et les océans », qui fixe les grandes orientations stratégiques nationales pour la mer et le littoral. Différentes mesures avaient alors été annoncées, comme la création de la fonction Garde-côte, des directions interrégionales de la mer, de l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM), ainsi que du Conseil d'Orientation de la Recherche et de l'Innovation pour la Construction et les Activités Navales (CORICAN) ou encore la fusion du Conseil supérieur de l'Etablissement National des Invalides de la Marine (ENIM) et du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels et du bien-être des gens de mer. La plupart de ces mesures ont été mises en place, ou sont en passe de l'être, dans le cas du conseil supérieur de l'ENIM.
Un motif de satisfaction pour le premier ministre qui, en ouverture de son discours de présentation des conclusions du CIMER, rappelle que « depuis décembre 2009, le Comité interministériel de la mer se réunit régulièrement. La réunion d'aujourd'hui a permis de conforter des actions engagées et de franchir des étapes dans de nouveaux domaines. » Balayant l'ensemble du spectre de l'action gouvernementale, François Fillon s'est félicité de la rénovation de la gouvernance des politiques maritimes. « Avec le Grenelle de la mer et la stratégie issue du Livre Bleu de 2009, nous avons jeté les bases d'une gestion partenariale qui associe l'ensemble des acteurs. » Dernier exemple de cette nouvelle gouvernance, le Conseil national pour la mer et les littoraux, dont le décret fondateur est paru le jour même du CIMER, qui remplacera le Conseil du Littoral et dont plus de la moitié des sièges sera réservée aux élus. Dans le bilan de sa politique maritime, le gouvernement a voulu largement mettre en avant son investissement dans l'avenir : création des laboratoires d'excellence, soutien financier pour la recherche publique en mer, la construction navale, les filières industrielles de l'éolien offshore, création de l'ENSM... En revanche, peu d'allusions au secteur de la Marine marchande, si ce n'est un rappel de la réflexion sur la politique de soutien à l'emploi maritime. La réforme portuaire a été largement saluée par le premier ministre qui a annoncé son extension aux ports ultramarins. Au rang des déclarations, François Fillon a également confirmé la signature imminente du contrat de vente de quatre bâtiments de projection et de commandement à la marine russe, contrat pour lequel les chantiers de Saint-Nazaire seront impliqués.

Les orientations 2011-2012 de la politique maritime fixées

Le bilan maritime effectué, le premier ministre a présenté les grandes orientations fixées pour la prochaine année. Outre la redéfinition des priorités de l'action de l'État en mer, la thématique majeure à venir est celle des ressources sous-marines. A travers de nombreuses actions industrielles et réglementaires, le gouvernement souhaite placer la France dans la course à l'exploitation des fonds sous-marins.
Une politique ambitieuse saluée, dans un communiqué commun, par le Cluster Maritime Français et l'Institut français de la Mer qui y voient des « éléments crédibles » : « la tenue du CIMER elle-même. Dix-huit mois après la précédente réunion, il était nécessaire que l'engagement de les réunir régulièrement au plus haut niveau gouvernemental soit tenu et solennellement réaffirmé ; l'insistance du premier ministre sur le lien indissociable entre « développement » et « durabilité », sans lequel ni le nécessaire développement économique et social ni l'indispensable protection de l'environnement ne pourraient être mis au service des générations présentes aussi bien que futures, la nature et la diversité des sujets abordés, y compris ceux de long terme, tel l'accès de la France aux ressources des grands fonds maritimes, qui sont l'une des richesses de l'avenir et avant tout l'annonce extrêmement importante de l'organisation du suivi régulier de la stratégie maritime pour la France sous le contrôle du nouveau Conseil du Littoral et surtout du parlement ».
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Aller plus loin :

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