Marine Marchande
Comment redonner de l'éclat à la marine marchande française?

Reportage

Comment redonner de l'éclat à la marine marchande française?

Après trois ans de négociations, le Registre International Français est entré en service, le 11 février dernier. Ce pavillon bis vise à développer la compétitivité des armemements.
Marine Marchande

Près de 800 bateaux et 45.000 marins. Dans les années 1950, la marine marchande connaît un nouvel âge d’or. Après la guerre, le gouvernement engage un vaste plan de reconstruction destiné à remplacer des centaines de navires hors d’âge ou détruits pendant le conflit. Après l’intermède des Liberty Ship, les armateurs reçoivent des unités modernes, dont certaines, emblématiques, comme le Bérénice qui, avec ses 32.000 tonnes de port en lourd, est alors le plus gros pétrolier du monde. L’embellie sera toutefois de courte durée. Si l’apogée technique de la flotte commerciale intervient dans les années 60 et 70, avec le paquebot France et les mégas pétroliers de la classe Batillus (550.000 tonnes), la « Mar Mar » ne cesse de perdre des bateaux et des hommes. Dès 1965, le plongeon est impressionnant. La France ne compte plus que 600 navires, seulement 500 dix ans plus tard. La situation est telle qu’en 1986, le chiffre passe sous la barre symbolique de 300. Dans le même temps, le nombre de navigants tombe à 15.000, puis 10.000, cinq fois moins qu’après guerre. Précurseur sur bien des domaines, le monde maritime a connu dès les années 50 les effets de la mondialisation : « Les pavillon de complaisance sont arrivés très tôt, avec des équipages très bon marché, livrés à eux-mêmes. C’est une page qui s’est tournée pour les pays européens. Tout