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Costa Concordia : la question des indemnisations est ouverte

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Costa Concordia : la question des indemnisations est ouverte

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3200 passagers du monde entier à indemniser. La situation juridique est rare et les premiers calculs pour les futures indemnisations des victimes du naufrage du navire sont déjà en cours d'élaboration. La compagnie Costa a annoncé l'ouverture de tables de discussion dans tous les pays dont les victimes sont ressortissantes. En matière de réparations, plusieurs types de dédommagements sont prévus par les textes de lois : à côté des dommages matériels (effets perdus, coûts administratifs ou liés au rapatriement), il y a la réparation du préjudice moral. Et ce dernier est loin d'avoir le même statut dans tous les ordres juridiques mondiaux : ainsi en droit américain, les sommes demandées à ce titre peuvent être astronomiques. En France, c'est à la discrétion du juge qu'est laissée l'appréciation de cette réparation.
Avec plus d'une quarantaine de nationalités à bord et donc autant de systèmes juridiques, les dédommagements liés à l'accident du Costa Concordia s'annonce donc extrêmement compliqués. Selon une information du quotidien Le Figaro, qui a recueilli le témoignage d'un cadre de Costa, on pourrait s'orienter vers un principe de somme forfaitaire unique. « «Il n'y a pas de raison qu'un passager mexicain, américain ou italien ne soit pas indemnisé de manière égale, ils ont tous subi le même préjudice», explique le cadre dans les propos rapportés par le Figaro.

Le président de Costa entendu par le Sénat italien revient sur les circonstances du naufrage

Entendu par le Sénat italien hier après-midi, Pier Luigi Foschi, le président de Costa, est longuement revenu sur les circonstances de l'accident. Il a notamment détaillé minute par minute, les conversations entre le commandant et Roberto Ferrarini, chef de l'unité de crise de Costa.
Ce dernier a déclaré avoir reçu le premier appel de Schettino à 21 h 57 le 13 janvier, environ dix minutes après l'impact. «Schettino a dit qu'il avait un gros problème à bord. Il a dit à Ferrarini qu'il avait heurté un rocher et qu'il n'avait plus de courant à bord. Le capitaine a dit que seul un des compartiment étanche avait été inondé», a déclaré Pier Luigi Foschi. Au cours d'un deuxième appel, à 22h06, le commandant indique à Ferrarini qu'un deuxième compartiment étanche était rempli d'eau mais que «la stabilité du navire n'était pas en danger». Le commandant «était très calme et disait que la situation était sous contrôle».
A 22 h 33, le commandant a déclaré que «le navire penchait de plus en plus» puis à 22 h 35 que le navire devait être abandonné. «Ferrarini a déclaré avoir été surpris par la décision d'abandonner le navire. Il a dit que la conversation précédente ne lui avait pas permis de comprendre que la situation était devenue aussi grave», a poursuivi Pier Luigi Foschi.
Des déclarations sous serment qui interviennent alors que le juge d'instruction pourrait prochainement enquêter sur la responsabilité de Costa, non seulement dans le déroulement de l'incident, mais également en amont de celui-ci. Pour mémoire, actuellement, seuls le commandant et son second sont mis en examen sous le régime de la liberté surveillée.

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