Croisières et Voyages
Costa Serena : Le plus grand paquebot italien se dévoile

Reportage

Costa Serena : Le plus grand paquebot italien se dévoile

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Immatriculé à Gêne, en Italie, le paquebot Costa Serena débutera sa croisière inaugurale demain, au départ de Venise. Le navire, construit aux Chantiers italiens Fincantieri de Sestri Ponente, près de Gênes, a été baptisé en grande pompe, le 19 mai, à Marseille,devant 45.000 personnes. Bâtiment amiral de Costa Crociere, leader européen de la croisière, le Serena est, après le Queen Mary 2, le plus grand paquebot naviguant au sein d'une compagnie européenne. Avec une hauteur supérieure de 30 mètres au Rex, le plus célèbre des transatlantiques italiens, son volume atteint 350.000 m3, soit l'équivalent de près de 4000 cars ! Long de 290.2 mètres de long pour une jauge de 114.147 tonneaux, il dispose de 1500 cabines, soit une capacité maximale de 3780 passagers. Géant, ce navire l'est assurément, reprenant les lignes de la dernière série de paquebots de la maison mère de Costa, le groupe américain Carnival, des navires également construits par Fincantieri. Vu de l'extérieur, le Serena rassemble à s'y méprendre à un Carnival Conquest, à quelques détails près toutefois. Outre la cheminée, où la grande structure rouge et bleue en forme de queue de baleine fait place au cylindre jaune, emblème de Costa, la principale différence réside dans les ponts supérieurs. Comme son aîné, le Concordia, livré il y a un an, le Serena est destiné à croiser en Europe tout au long de l'année. Dans cette perspective, les passagers doivent pouvoir profiter des piscines, jacuzzis et bars extérieurs. C'est pourquoi, contrairement aux Carnival, les piscines centrale et arrière sont recouvertes des deux impressionnants toits en verre amovibles, ouverts lorsque le soleil baigne le pont et fermés lorsque la température est trop basse.

Spa Samsara, un temple du bien être comme pièce maîtresse du navire

Au fil des années, la croisière s'est agrémentée de nombreuses animations, faisant des navires de véritables clubs flottants. Activités ludiques, sportives, créatives et autres spectacles ont été rejoints par des centres de remise en forme de plus en plus perfectionnés. Sur le Costa Serena, cette offre a bénéficié d'un intérêt tout particulier. Avec une surface totale de 2154 m², le navire est doté de l'un des plus vastes espaces de bien être jamais embarqués sur un paquebot. Face à la grande salle de sport de 430 m², sur bâbord, avec ses machines de cardiotraining donnant sur la mer, se situe l'entrée du Spa Samsara. Pour le néophyte, cette structure peut sembler, de prime abord, assez complexe. Une multitude de prestations est en effet proposée, avec une trentaine de soins principaux, allant du massage des pieds et des mains au soin facial, en passant par la thérapie anti-âge, le soin corporel aux argiles, le bain turc, les pierres chaudes, le rituel de purification arabe et même un programme destiné à lutter contre la cellulite.

Face à cette déroutante collection de possibilités, les hôtesses d'accueil, parlant plusieurs langues, guident les passagers dans leurs choix. Après être passé par un vestiaire et laissé ses affaires dans un coffre numéroté, un escalier donne accès à l'étage supérieur, où sont disposées douze salles de soins. Ambiance tamisée, décoration et senteurs orientales, chaque salle est conçue comme un cocon apaisant, bercé par une musique douce. Ma Lou, une jeune philippine, accueille le nouveau venu et, au cours de la séance, lui explique les différents soins qu'elle va pratiquer. Maryline, habituée des Spa terrestres, retiendra la gentillesse du personnel et son efficacité. Elle découvre le Samsara au travers d'un soin Shirodhara. Durant une heure, la jeune femme, allongée sur le dos et recouverte d'une pièce d'étoffe, les yeux couverts, un fil d'huile chaude coulant sur son front, s'est vue masser les pieds, puis les mains et enfin les épaules et le cuir chevelu : « C'est vraiment très relaxant et très apaisant. On sent que le personnel est très professionnel et, signe que le soin est bien fait, on finit par s'endormir ».

99 suites Samsara

Réveillée par le tintement d'un petit carillon, Maryline a ensuite été conviée à déguster un thé. Là, dans un très joli petit salon s'ouvrant sur une terrasse, au dessus de la passerelle, les passagers en peignoir se retrouvent, totalement détendus, après avoir été confiés aux mains expertes des masseuses. La sensation de bien être est assurée. Ouvertes aux femmes comme aux hommes, qui sont de plus en plus nombreux, les salles de soins peuvent également accueillir des couples. Différentes cérémonies sont proposées, certaines durant près de deux heures. Côté tarifs, les prestations du Spa étant en supplément, il faut compter de 25 à plus de 300 euros suivant les soins. D'une durée de 50 minutes, le Shirodhara testé par Maryline coûtera, par exemple, 99 euros.
Face à l'engouement suscité par ces équipements à bord des paquebots, le Costa Serena dispose de 87 cabines et 12 suites « Samsara », spécialement dédiées au Spa. Ces cabines sont nettement plus nombreuses que sur le premier navire de la série, le Concordia, qui n'en comptait qu'une cinquantaine. Les passagers réservant ces suites bénéficient d'un programme spécifique, avec accès illimité aux thermes et à la piscine pour la balnéothérapie, deux soins au choix, deux cours de fitness ou de méditation, ainsi que des entrées au solarium et à la zone relaxation, dotée de cabines UVA. Une table leur sera également réservée dans un restaurant spécifique, le très joli Samsara, où des plats diététiques sont au menu. En ce qui concerne les cabines Samsara, la compagnie a mis l'accent sur le confort, avec un standard plus élevé que les autres logements du bord, notamment au niveau de la salle de bain, nettement plus grande. En dehors des soins compris dans le prix de la traversée, les clients peuvent compléter l'offre avec des forfaits allant de 299 à 499 euros. Pour les autres passagers, des pass journaliers ou pour la semaine sont proposés, avec accès à la piscine, au sauna, au solarium et aux différents soins.

Une décoration haute en couleur

Le Costa Serena ne reprend pas seulement l'architecture générale des paquebots de Carnival, il arbore également une décoration des plus étonnantes. En tout, le navire comprend 5990 oeuvres d'art, dont 440 originales. Afin de réaliser la décoration intérieure, 34 artistes internationaux ont été sollicités, façonnant une ambiance assez surréaliste et parfois extravagante. Si le navire abandonne les tons verts émeraude du Concordia, il conserve un hall d'accueil des plus singuliers, où s'impose la plus grande oeuvre du bord : l'Olimpio Spattacoloso, d'Alberto Nodolini. Cet atrium, par lequel les passagers découvrent le navire, donne le ton du thème décoratif : La mythologie classique, grecque et romaine. Comme son nom l'indique, l'Atrium Panthéon est dédié aux divinités, représentées par 16 sculptures revêtues de costumes précieux, se balançant dans les airs au coeur d'un impressionnant puits de lumière haut de 9 ponts. Cette fresque, qui rappelle les machineries théâtrales du XVIIème siècle, fait face à quatre ascenseurs panoramiques en verre, desservant l'ensemble du paquebot. L'effet de surprise est garanti : « J'ai toujours eu un intérêt particulier pour la mythologie et les civilisations de l'ouest à l'époque grecque et romaine. Elles ont grandement influencé d'innombrables domaines de la culture contemporaine. De plus, l'histoire des personnages symbolise une importante allégorie encore d'actualité de nos jours et qui peut être appréciée par tous. Enfin, les divinités classiques et le récit de leurs vies dégage une certaine sérénité, qui se retrouve jusque dans le nom même du nouveau navire amiral Costa », explique Joseph Farcus, l'audacieux architecte qui conçoit les espaces intérieurs des unités du groupe Carnival depuis bientôt trente ans.

Avant de retrouver la sérénité du lieu, un moment d'adaptation est toutefois nécessaire. Perdu au milieu d'une débauche de détails et de mélanges étonnants, le passager doit apprivoiser son nouvel environnement. On touche là une des principales différences entre Costa et sa grande concurrente italienne, MSC. Cette dernière, face à des décorations qualifiées de « clinquantes », met en avant la sobriété de ses paquebots : « Le design des espaces intérieur est conçu pour surprendre. Ils s'agit de voir des choses qu'on ne rencontre pas dans la vie quotidienne, notamment grâce au travail mené avec des artistes contemporains », explique Pier Luigi Foschi, président du groupe Costa. Ce concept, qu'on croirait de prime abord plus adapté aux croisiéristes Américains, est-il payant pour une clientèle européenne et française ? « Nous offrons de la démesure, du rêve et de l'extravagance. Cela fait des années que nous faisons de la croisière et nous sommes aujourd'hui leader en Europe et n°1 sur le marché français, avec une forte croissance. C'est la preuve que cela marche et que les passagers sont satisfaits », souligne Georges Azouze, président de Costa France. De fait, après une période de surprise, l'adaptation à cet univers flamboyant vient assez rapidement. En quelques heures, l'oeil s'est habitué et, dès le lendemain, la sensation de dépaysement est totale.

Des lasagnes à la cuisine moléculaire

Comme tous les navires de croisière modernes, le Costa Serena propose un large choix de restauration. L'offre gastronomique est impressionnante, avec, expliquent les chefs, 50 plats différents proposés chaque jour, environ 3500 ingrédients utilisés et, comme nous somme sur un bateau italien, une bonne cinquantaine de propositions de pâtes. Mention spéciale pour les gnocchis, dont on ne soupçonne pas le nombre de recettes possibles. La cave est, elle aussi, impressionnante, avec quelques 80 références de vins en provenance des vignobles de neuf régions italiennes et, bien entendu, les meilleurs crus français, Au total, la préparation des mets mobilise 170 personnes, dirigées par un premier chef, 6 adjoints et 18 chefs de partie. A cela, s'ajoute des centaines de serveurs dont les vas-et-viens, réglés comme une horloge, permettent un service impeccable malgré le fait qu'il y a à bord quelques 3800 bouches à nourrir. En matière d'infrastructures, le paquebot ne présente pas la traditionnelle grande salle à manger mais deux espaces principaux plus petits, le Vesta au centre du bateau et le Ceres à l'arrière. Ces deux très beaux restaurants avec service à table, capables d'accueillir 750 et 800 convives, s'étalent sur deux niveaux. Ils sont complétés, au pont des piscines, par le Buffet Prometeo, en libre service. Sous le solarium arrière, il est également possible, pour les petits creux, de goûter un plat de lasagnes, une salade ou de se confectionner un hamburger, à déguster le long d'une baie vitrée donnant sur l'océan ou à proximité de l'un des nombreux transats encadrant les bassins.

En dehors du Samsara restaurant, que nous avons déjà évoqué, le paquebot dispose d'un restaurant à la carte, le Club Bacco, en hommage au dieu Bacchus, situé sous la cheminée du paquebot. Contrairement à d'autres compagnies, qui proposent désormais une cuisine chinoise ou japonaise, Costa a choisi de se lancer dans la cuisine moléculaire. A la suite du succès rencontré sur le Concordia, l'armement a renouvelé sa collaboration avec Ettore Bocchia, l'un des plus grands chefs de la gastronomie italienne. Au Club Bacco, l'initiateur de la cuisine moléculaire italienne propose une carte d'antipasti, de plats et de desserts basée sur une préparation insolite : Cuisson à l'azote liquide ou dans un mélange de sucres fondus, recours à l'alcool pour coaguler les protéines de l'oeuf sans en modifier la saveur... On pourra ainsi goûter une salade de thon cru et d'agrumes, une crème froide à la tomate avec une préparation fondante de mozzarella, le tout agrémenté d'amandes grillées, d'olive et d'huile au basilic. Viendront ensuite les lasagnes aux légumes verts et au fromage fumé, les filets de sole poêlés avec court-bouillon méditerranéen à l'origan ou encore le collier de porc espagnol cuit au four... Nécessitant un supplément de 20 euros par personne, un passage au Club Bacco est un moment culinaire assez inédit.

13 bars, un casino et une salle de spectacles de 1500 places

Le Costa Serena est avant tout une ville flottante, avec son hôtel de 1500 chambres et ses multiples locaux publics répartis sur 13 ponts. Occupant une surface de 21.000 m2, les 13 bars et salons distillent, chacun, une ambiance différente. Sur l'arrière, le Salone Luna enrobe un vaste bar central, baigné dans un jeu de lumière étonnant, à l'ambiance assez électrique. Non loin, la Sala de Balo Cupido est plus intime, avec ses fresques murales, ses boiseries, ses canapés rouges et ses tables en forme de coeur. On trouve également à bord un piano bar, un cybercafé, ou encore un chocolate bar, où les passagers s'arrête pour déguster un fruit plongé dans une fontaine de chocolat. A noter aussi la présence d'un Sport bar, où les tifosis de foot ou de formule 1 peuvent suivre sur des écrans la retransmission des matchs et des courses. Le Costa Serena présente d'ailleurs une nouveauté étonnante : un simulateur de Formule 1. Dans la réplique d'une véritable F1, montée sur vérins hydrauliques, les passagers se mesurent virtuellement aux plus grands circuits, les yeux rivés sur des écrans reproduisant l'environnement de la course. Les sensations offertes par ce jeu, très élaboré, sont assez époustouflantes de réalisme.

Côté divertissement, chaque soir, le Theatro Giove, sur l'avant, s'anime de différents spectacles, avec une troupe de chanteurs et de danseurs. Repartie sur trois ponts, l'imposante salle peut accueillir 1500 personnes. Dédiée à Jupiter, elle présente une architecture monumentale, avec ses deux colosses de chaque côté de la scène et son ambiance électrique. La soirée pourra se continuer dans l'impressionnant casino Giano, au pont 5, temple des tables et des machines à sous. Pour les danseurs, une vaste piste domine le Grand Bar Apollo, principale salle de bal du navire. Dans un autre genre, la discothèque Pan, avec ses rayons colorés, est accessible par une porte ou un escalier en colimaçon, la piste étant surplombée par une grande hauteur de plafond et directement visible, d'en haut, par les passagers circulant au pont 5. A la nuit tombée, le Lido Sole, avec sa verrière refermée, se transforme aussi en lieu de fête, avec une piste de danse sous l'écran géant faisant face à la piscine, découverte dans la journée.

Pour les enfants, pas moins de quatre clubs sont proposés, en fonction des âges, avec piscine privative, salons, jeux vidéo et équipes spécialement dédiées à l'animation pour les plus jeunes. Côté animation justement, de nombreuses activités se déroulent sur le pont, où hôtesses et stewards ne manque jamais de mettre l'animation, à la façon d'un grand club de vacances, ou de proposer des jeux ou concours sportifs. Pour ceux qui préfèrent les ambiances plus calmes, la grande taille du navire permet de profiter, simplement, d'un bain de soleil dans un transat, de la lecture d'un livre à la bibliothèque, d'un moment de relaxation dans l'un des 6 jacuzzis extérieurs ou, tout simplement, de profiter de la quiétude de sa cabine. Sur les 1500 logements du Serena, 920 cabines sont extérieures, dont 575 avec bacon (dont 75 suites).

Le personnel, clé de voute de la croisière

Itinéraires, confort du navire et des cabines, qualité et diversité de la restauration, foisonnement d'activités... Pour qu'un voyage en paquebot soit réussi, le professionnalisme de l'équipage est essentiel. Sur un navire comme le Costa Serena, pas moins de 1110 personnes sont nécessaires au bien être des passagers. De la blanchisserie au service de nettoyage, en passant par les cuisiniers, les serveurs, les sommeliers, les hôtesses et stewards pour l'accueil, les équipes d'animation, les artistes, les professeurs de sport, les personnels du Spa, les officiers etc... Le paquebot est une gigantesque fourmilière où le moindre détail est étudié, afin que le service soit impeccable. « Le rythme est assez difficile, car on travaille non stop pendant si mois mais, avec les pourboires, le salaire est plutôt bon. C'est une expérience très enrichissante car on voyage et le personnel est international, ce qui permet d'échanger et de partager beaucoup », explique un steward européen. Venant d'Asie, d'Europe, des Caraïbes ou d'Amérique, l'équipage regroupe 80 nationalités. Cette diversité est, notamment, très intéressante pour la communication avec les passagers, originaire de nombreux pays. A bord, l'Anglais est bien entendu la langue la plus employée. On parle aussi Italien et l'équipage dispose, au minimum, de quelques bases en Français. Le navire dispose, de plus, d'hôtesses dédiées à chaque nationalité. « Notre mission est de répondre aux différentes demandes des passagers et de faire la coordination avec les autres services. Les Français, par exemple, ont tendance à se sentir perdus. Ils ont besoin d'information et de se sentir rassurés », explique Emma de Vancay. La jeune femme, originaire de Saint-Malo, est l'hôtesse francophone du Costa Serena et travaille dans la compagnie depuis trois ans.

Pour l'armement, qui compte 15.000 salariés, dont 14.000 naviguants, la formation du personnel est une priorité. Un département Formation a été mis en place en 2001 : « Les principaux programmes comprennent des formations sur la sécurité en mer et le respect de l'environnement, des maîtrises pour les diplômés des écoles de marine, une formation aux techniques de management, un enseignement technique pour la certification obligatoire des collaborateurs navigants, ainsi que des formations hôtelières spécialisées, conçues pour répondre aux besoins des personnels qui composent près de 80% du staff embarqué », précise Costa. Ce dernier type de formation garantit que tous les employés travaillant dans les restaurants, cuisines, bars, services de nettoyage et tout autre service à bord possèdent les compétences requises et adoptent l'attitude adéquate pour servir les vacanciers avec professionnalisme et courtoisie. Les formations peuvent durer jusqu'à 8 semaines et sont dispensées dans plusieurs centres. Le premier est situé au siège de la compagnie, à Gênes, et les deux autres dans les principaux bassins de recrutement : A Manille aux Philippines et La Romana en République Dominicaine. En parallèle, alors que la forte croissance du nombre de paquebots en service pose des problèmes de recruutement, des partenariats existent avec des universités hôtelières, comme Djakarta et Bali, afin d'accroître le nombre de professionnels qualifiés et pouvant être embarqués.

12ème navire en flotte et des perspectives de croissance impressionnantes

Première compagnie italienne, Costa Croisière a vu son chiffre d'affaires tripler en 6 ans, passant de 572 millions d'euros en 2000 à 1.66 milliard d'euros en 2006. Pour y parvenir, les capacités de l'armement, aujourd'hui filiale du groupe américain Carnival, ont été considérablement augmentées, avec un plan de construction de 4.5 milliards d'euros lancé en 2000 : « Nous sommes passés de 363.000 passagers et 2000 à 880.000 l'an dernier et cette tendance va continuer avec l'augmentation du nombre de lits. Fin 2007, nous aurons 23.251 lits et en 2010, nous passerons à 30.771 lits », souligne Pier Luigi Foschi. Après avoir touché les Costa Fortuna et Magica (1358 cabines) en 2003 et 2004, la compagnie a reçu le Concordia (1500 cabines) en 2006 et vient donc de mettre en flotte son sistership, le Serena. Une troisième unité du même type doit être livrée par Fincantieri au printemps 2009. A la même époque, la tête de série d'une nouvelle classe légèrement plus petite, le Costa Luminosa, sortira des chantiers de Marghera. Ce navire de 92.700 tonneaux sera suivi par un jumeau, qui sera lancé en mars 2010. La flotte comprendra alors 15 paquebots et sera l'une des plus modernes d'Europe, avec un objectif de 1.5 million de passagers chaque année.

Dans cette perspective, le marché français fait l'objet de toutes les attentions. Second en importance après l'Italie, avec 14% des clients embarqués, le marché hexagonal a représenté 120.000 croisiéristes l'an passé, sur un peu plus de 240.000 passagers français embarqués par toutes les compagnies. Costa dispose donc d'un leadership très important, d'autant qu'elle fait désormais partie des 10 premiers voyagistes nationaux, dans un pays qui reste très en retard en matière de vacances en mer par rapport à la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et même l'Espagne. Georges Azouze, président de Costa France, est néanmoins optimistes, évoquant une croissance rapide et estimant que ce marché dépassera le cap des 500.000 « pax » dans les toutes prochaines années. L'armement, dont le taux de notoriété atteint 75% auprès du public, continue donc d'investir massivement dans la communication et l'amélioration des offres destinées aux Français, notamment en matière d'embarquement. Ainsi, un partenariat a été signé avec Air France, avec un affrètement chaque semaine d'un Airbus A 340 vers Pointe-à-Pitre, où 800 passagers embarquent sur le Costa Atlantica. Par ailleurs, 30 escales sont prévues cette année à Marseille, avec des départs tous les samedis sur le Costa Fortuna. Ce positionnement représentera quelques 40.000 passagers, soit environ 20% du trafic total du port de Marseille sur le secteur de la croisière.
Durant l'été, le Costa Serena sera, quant à lui, opéré sur des traversées de 7 jours, au départ de Venise, vers la Grèce et la Turquie. Après une série de mini-croisières de 5 jours (Italie, Grèce et malte) à l'automne, le navire sera ensuite déployé, pendant l'hiver, en Espagne, au Maroc, aux Canaries et à Madère pour des croisières de 11 jours avec embarquement à Savone, un port où les passagers français sont directement transférés depuis Nice.
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