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Couach livre les premiers intercepteurs saoudiens

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Le chantier Couach de Gujan-Mestras, près de Bordeaux, a débuté les livraisons des 79 intercepteurs commandés l’an dernier pour l’Arabie Saoudite. Sur ce dossier, le constructeur français travaille en sous-traitance de Lürssen puisque ces bateaux font partie du contrat géant engrangé par le groupe allemand auprès du ministère saoudien de l’Intérieur. Un marché qui pourra comprendre jusqu’à 140 bateaux de 15 à 90 mètres (intercepteurs, vedettes, patrouilleurs, unités de soutien…) pour un montant estimé à plus de 1.5 milliard d’euros.

Concernant les 79 intercepteurs réalisés en France, et dont les livraisons s’étalent sur trois ans, ils sont basés sur un nouveau modèle de Couach, le 1650 FIC. Ce bateau réalisé en composite de 16.5 mètres de long pour 3.7 mètres de large affiche un tirant d’eau inférieur à 1 mètre. Il dispose d’une propulsion diesel inboard comprenant, selon les besoins des clients, des hydrojets ou des hélices de surface. La vitesse peut dépasser 60 nœuds pour une autonomie supérieure à 250 milles en allure de croisière.

Mis en œuvre par au moins quatre membres d’équipage, le 1650 FIC, dont la superstructure peut être blindée, est conçu pour pouvoir intégrer une caméra gyro-stabilisée, un canon télé-opéré à l’avant et deux armes manuelles sur les côtés.

 

1300 FIC (© : COUACH)

Evolution des 1300 FIC indiens

Ce nouvel intercepteur est une évolution du design 1300 FIC (Fast Intervention Craft), dont 15 exemplaires ont été réceptionnés par la marine indienne en 2011 et 2012. Très réussis, ces bateaux de 13 mètres de long pour 3.8 mètres de large accomplissent depuis des missions de surveillance et de protection des approches maritimes et des sites sensibles. C’est le cas notamment autour des grands ports indiens, comme celui de Mumbai, où ils sont un élément clé du dispositif de sécurité de la base navale, de l’imposante zone de mouillage de la baie et des installations portuaires.

Capables de dépasser 50 nœuds grâce à deux moteurs diesels MAN R6-800 de 800 cv chacun, ces intercepteurs se caractérisent par leur manœuvrabilité et leur excellente tenue à la mer liée à leur design de carène, avec une coque en V profond réalisée en composite (Kevlar, fibre de verre et fibre de carbone). Très résistants, les 1300 FIC ont une superstructure et des vitrages blindés, avec un matériau de type Twaron, à base de fibres d’aramide.

 

1300 FIC (© : COUACH)

Version open

Alors que Couach propose également un modèle de 15 mètres doté d’une embarcation semi-rigide et d’un canon télé-opéré de 20mm, le 1300 FIC est aussi décliné dans une version « open », sans timonerie fermée. Initialement développé pour le marché de la grande plaisance, le premier exemplaire de ce type, le Hornet, a suscité un vif intérêt. Plusieurs délégations internationales ont testé le bateau et, selon Couach, ont été particulièrement frappées par le sentiment de sécurité ressenti pendant les manœuvres de poursuite simulées par mer formée et à grande vitesse. Reprenant la coque du 1300 FIC ainsi que sa motorisation, avec des hélices Rolla couplées à des arbres articulés Arneson, le Hornet privilégie la vitesse pour pousser au maximum les capacités d’interception. Un peu plus léger que le 1300 FIC, il atteint sans peine 52 nœuds.

 

Hornet (© : COUACH)

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