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Crash de l'Airbus de Yemenia Airways : La marine de nouveau mobilisée

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Crash de l'Airbus de Yemenia Airways : La marine de nouveau mobilisée

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Après avoir été largement engagés lors de la disparition du vol AF 447 d'Air France, en Atlantique, les moyens de la Marine nationale ont, de nouveau, été mobilisés suite à un crash aérien. Après l'accident de l'Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways, dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin, en océan Indien, le patrouilleur La Rieuse et la frégate de surveillance Nivôse ont été déroutés vers la zone de l'accident. Depuis le 1er juillet, la Rieuse ratisse le secteur, au large des Comores, afin de retrouver les corps des victimes et les débris de l'appareil. Le lendemain, la frégate la rejoignait, son hélicoptère Panther ayant été déployé avant son arrivée. Ce dernier a appuyé un avion C160 Transall, envoyé sur place dès le 30 juin avec des médecins et du matériel médical, des sapeurs pompiers, des plongeurs militaires et des zodiacs. Après avoir débarqué sa cargaison, l'avion a débuté des patrouilles aériennes afin de repérer des survivants. Il a également capté, le 30 juin, le signal radio d'une balise de détresse. A ce jour, seule une adolescente française d'origine comorienne a été retrouvée vivante. 152 personnes sont toujours portées disparues..

Un C160 Transall (© : EMA)
Un C160 Transall (© : EMA)

Outre ces moyens, un remorqueur, le Bambo, a été affrété depuis Mayotte avec à son bord un détachement de la Légion étrangère et un zodiac. Il est sur zone depuis le 30 juin pour rechercher des victimes et des débris. Un thonier français, le Via Mistral, a également été dérouté.
Les moyens français sont intégrés dans le dispositif de recherche international civilo-militaire coordonné par le CROSS (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Le dispositif compte également un C130 Hercules américain, six navires comoriens, un patrouilleur malgache, la frégate italienne Maestrale, engagée dans l'opération Atalante et déroutée vers la zone d'opération. « Les aéronefs poursuivent le survol de la zone pour localiser les victimes et des débris vers lesquels les moyens de surface peuvent être orientés au fur et à mesure de leur arrivée sur zone. Les forts courants rendent difficile la localisation des victimes et des débris, la zone de recherche s'étend très rapidement. Pour le moment, aucun corps et débris n'a été récupéré par les moyens militaires français », précisait hier l'Etat-major des Armées.

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