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Création d'un fond d'investissements maritime d'ici 2008

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Création d'un fond d'investissements maritime d'ici 2008

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Initié au sein du Cluster Maritime Français, la création d'un fond d'investissements dédié au secteur maritime devrait devenir prochainement réalité. Vraisemblablement opérationnel en fin d'année ou début 2008 au plus tard, il devrait être doté, à ses débuts, d'environ 50 millions d'euros. La levée de fonds a débuté début avril auprès des professionnels du secteur maritime : « C'est du capital risque. Les gens investissent pour promouvoir la place maritime française mais aussi pour gagner et les réactions sont allées au-delà de nos espérances. Nous réunissons des entreprises de toutes tailles, sauf les micro-entreprises. Le ticket d'entrée minimum est de 500.000 euros. Les petites sociétés, qui ne pouvaient pas mettre autant au pot, peuvent se regrouper par affinités personnelles ou professionnelles », souligne Francis Vallat, président du CMF, qui sera présent dans le comité de pilotage du fond (comité d'investissement). La gestion de la structure a, quant à elle, été confiée à un opérateur financier, en l'occurrence ACE Management. La Caisse des dépôts abondera, quant à elle, à hauteur de 20% des sommes engagées. « L'idée est de valoriser et d'appuyer des projets maritimes innovants, qui ont besoin d'une amorce pour se lancer ou d'un complément pour se développer ». Construction navale, équipementiers, logistique, nouvelles technologies, sécurité maritime ... « rien n'est exclu, ce qui compte ou comptera est la qualité du projet et son éventuel caractère porteur ». Afin de déterminer les projets les plus pertinents, le Cluster et ACE ont et vont travailler étroitement avec les pôles de compétitivité, notamment les Pôles Mer Bretagne et PACA. En Pays-de-la-Loire, un partenariat avec le pôle EMC2, dédié aux matériaux composites et dans lequel se trouvent Aker Yards, DCNS et Bénéteau est également possible, si ceux-ci montrent un intérêt.
Au-delà des entreprises du secteur maritime, la structure est également ouverte aux fonds d'investissements traditionnels, qu'ils soient français ou internationaux : « L'essentiel est de servir le développement d'une activité française, à priori à forte valeur ajoutée », souligne le CMF.