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Crise pétrolière : la filière française prépare l'avenir

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Crise pétrolière : la filière française prépare l'avenir

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Tous font le même constat : peu importe quand et à quel niveau le cours du brut va remonter, l’industrie pétrolière ne sera plus jamais la même. La filière française a subi la crise pétrolière de plein fouet, avec des conséquences lourdes. Pour autant, elle a déjà commencé à rebondir et s’adapter aux nouvelles conditions du marché en innovant.

Sismique : le taux d’affrètement journalier ne couvre toujours pas les frais

Tout en amont de la filière, la recherche sismique a été la première à subir les effets de l’arrêt des investissements des groupes pétroliers. « C’est la cinquième année de crise. Nous sommes passés, pour notre secteur de la recherche sismique, d’un marché de 8 milliards de dollars à une valeur actuelle de 3 milliards », constate Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG, groupe français actuellement en pleine restructuration financière. « Le gain de productivité, important dans la technologie d’acquisition sismique, a été un facteur accélérateur de ce déclin dans un marché surcapacitaire ». Il y a cinq ans, la flotte de navires capables d’acquérir en 3D affichait un effectif de 62. Ce chiffre est désormais tombé à 37, dont 15 bateaux en cold-stack. Le reste est parti à la ferraille « ou sur d’autres sortes de marchés. Il n’y a pas de seconde main sur ce secteur ».

Aujourd’hui, pour les acteurs du monde sismique qui ont tous dû restructurer, la réalité est encore particulièrement difficile. « En moins de trois

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