Croisières et Voyages
Croisière : Des banques apparemment frileuses

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Croisière : Des banques apparemment frileuses

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Avec la conjoncture économique actuelle et l'entrée en flotte de nombreux navires dans les trois ans qui viennent, les armateurs sont optimistes, mais prudents. Si la plupart des commandes déjà passées sont en cours de réalisation (ou jusque là maintenues), il reste quelques options incertaines. Dans le contexte actuel, la confirmation de ces options est plus délicate. Ainsi, la compagnie de luxe Silversea Cruises avait signé pour un navire et, potentiellement, un second. Premier de la série, le Silver Spirit, a été mis à flot le 27 février aux chantiers Fincantieri d'Ancône, en Italie. Mais l'option pour son sistership n'a toujours pas été confirmée. Le PDG de Silversea a été interrogé hier sur la question, au cours d'une conférence au Seatrade de Miami. « Nous devons considérer la situation économique. Les chantiers ont plus intérêt, en raison du manque de commandes, à faire de meilleurs prix. Mais il y a aussi d'autres acteurs qui entrent en jeu : Les banquiers », explique Amerigo Perasso, dont les propos sont rapportés par Seatrade Insider. Le patron de Silversea met donc le doigt sur un problème commun à toute l'industrie : Un certain manque de confiance des banques, ce qui rend difficile le financement de gros projets. Amerigo Perasso a suggéré que quelques pays travaillent pour renforcer des programmes de crédit à l'exportation, afin d'aider les constructeurs.
Silversea ne serait pas la seule compagnie dans ce cas. Récemment, Royal Caribbean, numéro 2 mondial de la croisière, annonçait qu'il lui manquait 20% du financement de ses deux géants du programme Genesis. En construction chez STX en Finlande, ces deux bateaux coûteront à Royal 1.8 milliard d'euros. Par ailleurs, rappelons que le constructeur attend toujours, pour sa filiale française à Saint-Nazaire, la confirmation de deux nouvelles unités pour MSC Cruises.