Croisières et Voyages
Croisière en Patagonie : le Cap Horn, la baie Wulaia et Ushuaia (5/6)

Reportage

Croisière en Patagonie : le Cap Horn, la baie Wulaia et Ushuaia (5/6)

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Son seul nom fait rêver celui qui se sait confortablement installé à terre et effraie cet autre qui s’est mis en tête de le franchir. L’oreille qui capte ce nom ouvre un imaginaire que peu de lieux au monde ont le pouvoir de créer.

Les pays et les peuples ont chacun leurs propres lieux mythiques mais certains ont une telle force spirituelle, presque mystique, qu’ils franchissent aisément les frontières terrestres et culturelles en s’imposant aux yeux du monde entier comme des mythes.

Le Cap Horn est de ceux-là. Son vent puissant balaye les pages des récits de voyages et son iode parfume les romans d’aventure depuis plus de 400 ans.

401 années précisément, depuis que le marchand venu des Pays-Bas Jacob Le Maire et le navigateur Willem Schouten doublent cette falaise haute de 425 mètres et la baptisent en l’honneur de la ville hollandaise de Hoorn. Avec le temps, ce rocher baigné d’un climat parmi les plus colériques au monde se fait appeler par la langue espagnole « Cabo de Hornos » et reste aujourd’hui une possession chilienne.

Le Cap Horn est la terre la plus proche du continent Antarctique, distant d'environ 950 km. Si l’île Horn n’est habitée que par un seul gardien militaire et sa famille, elle est une commune de Cabo de Hornos qui dépend de la ville chilienne de Puerto Williams. Cette ville d’un peu moins de 3000 habitants est concentrée autour de sa base militaire et est réellement la plus au Sud du monde, contrairement à ce que la cité argentine d’Ushuaia laisse souvent prétendre pour des raisons touristiques compréhensibles et considérant qu'une ville doit regrouper au moins 20.000 habitants pour recevoir cette appellation.