Croisières et Voyages
Croisière : La ruée vers l'Europe en 2011

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Croisière : La ruée vers l'Europe en 2011

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C'est une flotte impressionnante de paquebots qui croisera dans les eaux européennes en 2011. Sans doute en raison d'une certaine « saturation » du marché américain et pour bénéficier de l'essor de ce mode de vacances sur le Vieux Continent, les compagnies vont concentrer, à l'été 2011, une grande partie de leurs navires en Europe. Ainsi, le groupe américain Royal Caribbean International a annoncé que 10 de ses 22 navires seraient exploités dans cette région. Le Liberty of the Seas, géant de 158.000 tonneaux et 1800 cabines, sera notamment positionné à Barcelone. Pour sa part, Carnival Corporation a prévu de déployer en Méditerranée son nouveau géant, le Carnival Magic (130.000 tonneaux, 1800 cabines), dès sa sortie des chantiers italiens Fincantieri. Outre le nouveau fleuron de CCL, le groupe comptera en Europe les unités de ses autres filiales, comme Costa, Princess, P&O ou Holland America. Norwegian Cruise Line (NCL), numéro 3 mondial de la croisière, aura également une présence record, avec trois paquebots, dont l'imposant Norwegian Epic (153.000 tonneaux, 2100 cabines). Enfin, MSC comptera l'essentiel de sa flotte de 11 navires en Europe.

Retombées économiques

Les ports européens vont bénéficier à plein des retombées économiques de cet accroissement de capacité. En 2008, 4.7 millions de passagers avaient embarqué dans un port européen, les retombées économiques de l'industrie de la croisière étant estimée par l'European Cruise Council à 33.2 milliards d'euros et 311.000 emplois. L'augmentation du nombre de navires dans les eaux européennes pourrait, toutefois, poser quelques problèmes, notamment en matière de capacités d'accueil. Cette problématique est d'autant plus sensible que la taille des navires ne cesse de croître. Par ailleurs, certaines villes éprouvent quelques difficultés à gérer l'augmentation du nombre d'escales quotidiennes durant la période estivales. Les milliers de passagers débarqués et les dizaines de cars nécessaires pour les excursions entrainent, notamment, des problèmes de saturation des réseaux routiers aux abords des ports et dans les centre villes.