Marine Marchande
Cybersécurité: le transport maritime doit rattraper son retard
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Cybersécurité: le transport maritime doit rattraper son retard

Marine Marchande

Elle aura duré cinq jours. Mercredi 15 avril, MSC annonçait qu’une importante panne de réseau était résolue et tous les systèmes internes étaient à nouveau « pleinement fonctionnels ». Dans un premier temps, la compagnie a qualifié d’« incident » cette panne débutée le 9 avril au soir et qui a touché le siège de la société à Genève et affecté « la disponibilité de certains des outils numériques ». Mais après une « enquête approfondie », elle a admis avoir été victime d’un logiciel malveillant exploitant une vulnérabilité. Tout en se gardant d’en divulguer plus, invoquant des raisons de sécurité. MSC a dit prendre très au sérieux sa cybersécurité et indiqué qu’ « après une enquête approfondie, nous ne sommes pas au courant pour l'instant de données perdues ou compromises à la suite de cet incident ». Toutefois, l’armateur promet de rester « en contact avec les clients individuels et les partenaires pour discuter ou répondre à toute préoccupation spécifique, si besoin, car nous mesurons pleinement l'importance de la protection des données ».

Troisième risque pour Allianz

Après d’autres précédents (Maersk en 2017, Cosco en 2018…) documentés (les entreprises restent discrètes sur le sujet en général), cette nouvelle attaque sur une IT (Information technology, le réseau informatique) illustre les risques liés à la cybersécurité qui peuvent affecter les acteurs du transport maritime, comme bien d’autres secteurs. Dans son baromètre 2020, le groupe d’assurances AGCS (Allianz global corporate & Speciality) plaçait d’ailleurs en troisième position des risques, pour ce secteur, les incidents cyber (après le feu et les catastrophes naturelles). Les auteurs y regroupant aussi bien la cybercriminalité, que les pannes informatiques ou encore les violations de données. Des incidents qui causent des dommages et des frais de plus en plus élevés aux entreprises. L’enquête, qui plaçait ce risque en première position, tous secteurs confondus dans le monde, soulignait le risque d’interruption d’activité, alors que les entreprises collectent et utilisent des volumes de données de plus