Marine Marchande
Damen Brest : La reprise espérée en 2017

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Damen Brest : La reprise espérée en 2017

Marine Marchande

Après une bonne année 2015, Damen a subi de plein fouet le ralentissement général de la réparation navale mondiale. Cette période de vaches maigres pourrait s'achever au printemps, avec le retour des gros navires et des demandes de devis à la hausse.

Déjà, la fin de 2015 avait initié un sérieux ralentissement de l'activité de la réparation navale à travers le monde. Alors que le chantier brestois avait plutôt bien travaillé cette année-là, la rupture de charge est arrivée d'un coup et s'est étendue à 2016. Dès juillet dernier, des mesures d'activité partielle (chômage technique) ont concerné l'ensemble de l'effectif brestois, soit à ce jour 170 personnes. En plus d'une activité industrielle très ponctuelle, les équipes de chiffrages restaient mobilisées pour continuer à répondre aux maigres sollicitations du moment. Mais en 2016, il a été très difficile de décrocher des contrats dans un contexte de très forte concurrence européenne et mondiale.

Brutal ralentissement

Le volume de navires à entretenir se tarissant brutalement, les chantiers se sont âprement disputé le peu de commandes, avec des prix qui n'ont cessé de diminuer. Les chantiers disposant de charges faibles et de contraintes générales moins fortes ont continué de travailler. Les autres et particulièrement ceux de l'Europe du Nord n'ont pas réussi à s'aligner et ont dû passer leur tour face aux chantiers les moins chers et les plus agressifs. Damen a donc mangé son pain noir en attendant une reprise du marché. « Du temps de la Sobrena, il y a une trentaine d'années, nous avons déjà vécu un brutal ralentissement d'activité. Le milieu de la réparation navale est très fluctuant. Aujourd'hui encore, nous prenons l'habitude de travailler au jour le jour », explique-t-on à la direction de Damen à Brest. Ces jours-ci, la reprise n'est pas encore effective mais les signes encourageants sont là. Un premier bateau est arrivé en cale sèche la semaine dernière pour un gros entretien de trois semaines. Une puissante drague de 223 m de longueur pour des travaux de carène, peinture et contrôle des vannes de coque, ainsi que dépose du gouvernail. Ces travaux autour du Leiv Eiriksson, de la compagnie belge Jan de Nul, font suite à l'entretien réalisé sur le grand voilier de croisière Club Med 2 et les travaux de désamiantage de l'échappement sur le VN Partisan. De maigres interventions sur fond de devis rarement gagnés en 2016.

Confiant pour début 2017

Mais la tendance pourrait s'inverser avec l'arrivée à la fin février d'un shuttle tanker de la mer du Nord et de bonnes pistes ouvertes pour le printemps. « Les sollicitations sont en nette augmentation depuis le début de l'année », annonce la direction. La remontée du prix du baril de pétrole devrait également relancer l'activité des tankers. « On est confiant pour ce début d'année. Même si tout reste encore fragile », précise-t-on, avec prudence, chez Damen Brest.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

Port de Brest Damen Shiprepair Brest (ex-Sobrena)