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Damen dévoile son offre pour la guerre des mines belgo-néerlandaise

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Damen dévoile son offre pour la guerre des mines belgo-néerlandaise

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Après les deux solutions françaises, c’est au tour du troisième compétiteur en lice pour le programme de renouvellement des moyens de guerre des mines des marines belges et néerlandaises de dévoiler sa proposition. Damen Schelde Naval Shipbuilding est parti sur des bateaux-mères de 91 mètres de long pour un déplacement d’un peu plus de 3000 tonnes en charge. Ils sont conçus pour mettre en œuvre des systèmes robotisés basés sur des drones de surface pouvant déployer un sonar remorqué ou des robots télé-opérés, ainsi que des drones sous-marins. La partie « tool box », qui regroupe ces moyens robotisés, a été confiée par le groupe néerlandais à l’industriel allemand Atlas Elektronik. Dans la compétition pour décrocher le programme belgo-néerlandais, Damen s’est associé à la société Imtech Belgium.

 

 

Face à eux, deux offres concurrentes conduites par des groupes français, avec le consortium Sea Naval Solutions composé des Chantiers de l’Atlantique, Socarenam, le chantier belge EDR et Thales (voir notre article détaillé sur cette solution), et d’autre part le consortium Belgium Naval & Robotics regroupant Naval Group et ECA, associés à la société belge Flanders.

Pour mémoire, la Belgique pilote ce programme binational destiné à remplacer les chasseurs de mines tripartites en service dans sa marine et celle des Pays-Bas. En tout, 12 bateaux-mères doivent être commandés, ainsi que les systèmes de drones associés.

Alors que la situation politique est complexe en Belgique suite à la démission en décembre du premier-ministre Charles Michel, qui n’a pas encore été remplacé, militaires et industriels espèrent que le programme de guerre des mines pourra, comme prévu, être notifié en ce début d’année. L’objectif est en tous cas qu’il soit lancé avant les élections fédérales législatives qui se dérouleront au mois de mai.

 

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