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Daniel Skjeldam : « Hurtigruten ne construira pas de brise-glace »

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Daniel Skjeldam : « Hurtigruten ne construira pas de brise-glace »

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A quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau d’Ulsteinvik et du chantier Kleven qui construit les navires d’Hurtigruten, se trouvent les chantiers Vard de Søviknes. Là-bas, Ponant fait construire sa série de navires polaires Explorer et, bientôt, le tout premier brise-glace de croisière au monde. Le Commandant Charcot devrait rejoindre la flotte du groupe français en 2021. 

Du côté d’Hurtigruten, on ne compte pas s’orienter sur cette voie. « Nous avons choisi de construire des navires Polar Class 6, des bateaux qui sont capables de franchir un mètre de glace », explique Daniel Skjeldam, directeur général d’Hurtigruten. « C’est le meilleur profil opérationnel que nous avons trouvé après avoir testé tous les types de configurations, dont le brise-glace, en simulateur. Opérer un brise-glace est très cher, ce sont des bateaux qui consomment beaucoup. En ce qui nous concerne, je ne vois pas de perspectives pour ce type de bateau dans notre flotte, ni d’un point de vue économique, ni d’un point de vue environnemental ».

En revanche, d’autres bateaux d’expéditions polaires pourraient être commandés. Après les Roald Amundsen, Fridjtjof Nansen et une troisième unité de ce type récemment commandée, une quatrième option est toujours pendante au chantier Kleven. « Nous sommes très contents du travail du chantier Kleven, dans lequel nous avons investi. Le retard que nous avons observé pour les premiers bateaux est lié à la complexité du chantier de ces navires innovants. Ce n’est pas cela qui va éroder notre confiance dans Kleven, qui travaille très bien. Il y a ici des compétences formidables et des connaissances que nous voulons garder, même après la fin de la construction de notre série de navires polaires ». En dehors des navires Hurtigruten, le carnet de commandes de Kleven est loin d’être garni. Mais cela ne semble pas inquiéter Daniel Skjeldam: « Quand Fosen, un autre chantier qui a beaucoup travaillé pour nous, était menacé de faillite, nous sommes allés les aider et continuons à leur donner du travail, avec la modernisation de notre flotte. Nous avons confiance dans nos chantiers et c’est une relation durable ».

Propos recueillis par Caroline Britz à Ulsteinvik, décembre 2018

 

 

 

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