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Dassault achève la transformation d’un troisième Falcon pour la marine

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Dassault achève la transformation d’un troisième Falcon pour la marine

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La transformation en avion de surveillance maritime du troisième des quatre anciens Falcon 50 à usage gouvernemental s’achève. L’appareil doit être remis par Dassault Aviation à la Direction Générale de l’Armement en février, son arrivée au sein de la flottille 24F de l’aéronautique navale étant prévue en mars. Il y rejoindra les quatre Falcon 50M, directement livrés à la Marine nationale en configuration SURMAR au début des années 2000, ainsi que les deux premiers avions transformés, qui ont été réceptionnés par les marins en 2014. Le quatrième et dernier doit, quant à lui, arriver au sein de la 24F l’été prochain.

 

Le premier ex-Falcon 50B après sa transformation (© DASSAULT AVIATION)

Le premier ex-Falcon 50B après sa transformation (© DASSAULT AVIATION)

 

Ces quatre « nouveaux » avions de surveillance maritime sont d’anciens Falcon 50B qui étaient utilisés au sein de l’Escadron de transport, d’entrainement et de calibration (ETEC) de l’armée de l’Air. Ils y ont été remplacés par des Falcon 7X et Falcon 2000. Bien que plus anciens que les Falcon 50M, puisque mis en service à partir des années 80, ils disposent encore de 10 à 15 ans de potentiel. D’où l’idée de les transférer à l’aéronautique navale, qui manque de moyens aériens pour assurer la surveillance des espaces maritimes.

 

Le premier ex-Falcon 50B à sa sortie de l'usine de Mérignac (© DASSAULT AVIATION)

Le premier ex-Falcon 50B à sa sortie de l'usine de Mérignac (© DASSAULT AVIATION)

 

Afin de remplir leurs nouvelles missions, les anciens Falcon 50B font l’objet d’un important chantier de transformation, mené par Dassault Aviation sur son site de Mérignac. Il a notamment fallu modifier la structure des avions, qui reçoivent un radar de surveillance, une boule électro-optique rétractable, des consoles et un système de mission, ainsi que des hublots d’observation. L’installation d’une trappe ventrale pour le déploiement de chaînes SAR (Search and Rescue) n’a, en revanche, pas été retenue. Cela aurait par exemple imposé des dérives de circuits, opération considérée comme trop complexe et coûteuse, d’autant que l’expérience a montré que les Falcon 50M ne larguent que très rarement des chaînes SAR.

Marine nationale Dassault Aviation